Le président américain a opéré mardi une volte-face sur son approche du conflit au cours de plusieurs déclarations en faveur de Kiev, sur son réseau Truth Social.
Le président américain Donald Trump, qui a rencontré Volodymyr Zelensky ce mardi lors de la 80e Assemblée générale des Nations unies, a multiplié les prises de position en faveur de l’Ukraine, changeant du tout au tout son approche du conflit. Sur son réseau Truth Social, il a ainsi déclaré que Kiev pourrait «regagner son territoire dans sa forme originelle et peut-être même aller plus loin».
«Cela fait trois ans et demi que la Russie mène sans direction claire une guerre qu’une vraie puissance militaire aurait remportée en moins d’une semaine», a écrit le président américain, estimant que le pays de Vladimir Poutine «ressemblait beaucoup à un “tigre de papier”». Donald Trump avait pourtant sèchement lancé en début d’année au président ukrainien qu’il «n’avait pas les cartes en main» dans ce conflit déclenché en février 2022 par l’invasion russe, et l’avait appelé par la suite à procéder à des «échanges de territoire».
Après une réunion mardi avec le chef d’État ukrainien à New York en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, le républicain de 79 ans estime désormais qu’avec «du temps, de la patience et le soutien financier de l’Europe et en particulier de l’OTAN, c’est tout à fait une option de revenir aux frontières d’où ce conflit a débuté». Il a également qualifié Zelensky d’«homme courageux qui se bat comme un beau diable». «Nous avons beaucoup de respect pour la manière dont l’Ukraine se bat», a-t-il ensuite ajouté.
«Poutine et la Russie ont de gros problèmes économiques»
«Poutine et la Russie ont de GROS problèmes économiques et c’est le moment pour l’Ukraine d’agir», a encore jugé le président américain, dans ce long message, répétitif et par endroits décousu. «Dans tous les cas, je souhaite le meilleur aux deux pays. Nous allons continuer à fournir des armes à l’OTAN pour que l’OTAN en fasse ce qu’elle veut. Bonne chance à tout le monde!», a-t-il écrit en conclusion, sur un ton presque désinvolte.
Donald Trump a aussi affirmé qu’il se donnait «un mois» avant de décider s’il faisait confiance à Vladimir Poutine, qu’il n’a jusqu’ici pas réussi à convaincre de cesser les hostilités, malgré une rencontre en personne en Alaska et plusieurs coups de fil. Il a par ailleurs menacé de frapper la Russie de dures sanctions si le conflit se prolongeait. Ce n’est pas la première fois que le président américain émet une telle menace, mais il a jusqu’ici toujours repoussé sa mise en œuvre.
Lefigaro

