Tensions dans les universités : l’AEEMS appelle à l’apaisement et au dialogue

Face à la recrudescence des tensions dans plusieurs universités publiques du Sénégal, l’Association des Élèves et Étudiants Musulmans du Sénégal (AEEMS) a exprimé, dans un communiqué rendu public ce samedi, sa « vive préoccupation » concernant la dégradation du climat universitaire.

L’organisation estudiantine déplore notamment les affrontements survenus ces derniers jours entre étudiants et forces de l’ordre, une situation qu’elle juge « préoccupante » et incompatible avec la vocation des campus, censés être des espaces de vie, d’apprentissage et de sérénité.

Selon l’AEEMS, la présence des forces de sécurité au sein des établissements d’enseignement supérieur, loin de favoriser le retour au calme, « accentue les frictions et installe un climat d’inquiétude » préjudiciable à la poursuite normale des activités pédagogiques. L’association rappelle que les universités doivent avant tout offrir un cadre propice à l’étude et au développement intellectuel.

Appelant à la retenue et au sens des responsabilités, l’AEEMS invite l’ensemble des acteurs — étudiants, autorités universitaires et gouvernementales — à renoncer à toute forme de violence et à privilégier « un dialogue responsable », condition indispensable à un règlement durable des différends.

L’association insiste aussi sur la nécessité pour les étudiants de préserver les infrastructures universitaires, rappelant que tout acte de destruction risque de compromettre gravement le déroulement de l’année académique.

L’AEEMS exhorte par ailleurs l’État à s’attaquer aux causes profondes des crises récurrentes dans l’espace universitaire, en mettant en place des solutions structurelles et durables. Elle cite parmi les priorités une gouvernance plus proactive et une communication transparente, notamment en ce qui concerne les bourses et les conditions sociales des étudiants.

En conclusion, l’organisation appelle tous les acteurs du secteur de l’enseignement supérieur à faire preuve de responsabilité afin de préserver « l’avenir de l’étudiant » ainsi que les infrastructures universitaires, considérées comme un patrimoine commun pour les générations à venir. »

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