Décès d’un étudiant à l’UCAD : le FRAPP met en cause la responsabilité de l’État

Le Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire Panafricaine (FRAPP) a réagi avec vigueur à la mort d’un étudiant survenue en 2026 sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Dans un communiqué officiel, l’organisation dénonce ce qu’elle qualifie d’« assassinat » et met directement en cause l’État du Sénégal.

La victime, Abdoulaye Ba, était étudiant en deuxième année à la Faculté de Médecine. Le FRAPP affirme avoir appris son décès avec « une profonde consternation » et a présenté ses condoléances à la famille du défunt ainsi qu’à l’ensemble de la communauté estudiantine.

Selon le mouvement, ce drame survient dans un contexte de fortes tensions sur le campus universitaire. Quelques heures avant les faits, le FRAPP avait publiquement appelé au retrait immédiat des forces de l’ordre de l’UCAD, estimant que leur présence faisait peser des risques graves sur la sécurité des étudiants, au regard de précédents jugés « dangereux ».

Dans son communiqué, le FRAPP exige que toute la lumière soit faite sur les circonstances du décès d’Abdoulaye Ba et que les responsabilités soient clairement établies. L’organisation rappelle les dispositions de l’article 7 de la Constitution sénégalaise, qui consacre le caractère sacré et inviolable de la personne humaine et impose à l’État de garantir le droit à la vie, à l’intégrité physique et à la sécurité des citoyens.

Pour le FRAPP, aucune considération liée au maintien de l’ordre public ne peut justifier la perte d’une vie humaine, a fortiori celle d’un étudiant au sein d’un campus universitaire, présenté comme un espace de savoir, de liberté et de protection.

Le mouvement formule par ailleurs plusieurs exigences, notamment la libération immédiate de tous les étudiants actuellement détenus dans les commissariats, la prise en charge médicale et sociale des étudiants blessés lors des violences qu’il attribue aux forces de l’ordre, ainsi que l’identification et la sanction de tous les responsables du décès, « à quelque niveau que ce soit ».

En conclusion, le FRAPP insiste sur le fait que la vie humaine, et particulièrement celle des étudiants, ne saurait être sacrifiée au nom du maintien de l’ordre, appelant les autorités à assumer pleinement leurs responsabilités constitutionnelles.

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