Violences à l’UCAD : le SAES dénonce la situation et exige le retrait des forces de l’ordre

La Coordination du campus de Dakar du Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a vivement réagi à la situation qui prévaut à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), marquée par des violences ayant conduit à la mort d’un étudiant.

Dans un communiqué publié le 9 février 2026, le syndicat exprime sa « profonde tristesse » et présente ses condoléances à la famille endeuillée ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire. Il attribue ces tensions à la réforme des bourses, mais aussi à des problèmes structurels persistants dans l’enseignement supérieur.

Face à cette crise, le SAES campus de Dakar appelle au respect des franchises universitaires prévues par la loi n°94-79 du 7 novembre 1994. Le syndicat rappelle notamment que « l’université n’est ni une caserne ni un champ d’expérimentation sécuritaire ».

Parmi ses principales revendications figurent le retrait immédiat et sans condition des forces de l’ordre du campus social, ainsi que la réouverture urgente des restaurants universitaires, jugés indispensables à la dignité et à la sécurité des étudiants.

La coordination syndicale plaide également pour un dialogue « franc, responsable et sans préalable » entre toutes les parties prenantes, se disant disponible pour toute initiative de médiation susceptible de sortir l’université de la crise, dont les conséquences pourraient peser sur le calendrier académique.

Enfin, le SAES interpelle le gouvernement et lui demande de garantir sans ambiguïté la protection des enseignants et de leurs familles vivant dans l’espace universitaire.

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