Violences à l’UCAD : le Consortium Saxal Jamm appelle à l’apaisement et à un dialogue inclusif

Le Consortium Saxal Jamm, regroupant l’ONG 3D, le COSCE, le GRADEC et les Ambassadeurs de la Paix, a exprimé sa vive préoccupation face à la détérioration du climat dans les universités sénégalaises, à la suite des violences survenues récemment à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar.

Dans un communiqué rendu public, le collectif se dit « profondément consterné » par les affrontements qui ont conduit à la mort tragique de l’étudiant Abdoulaye Ba, inscrit en Licence 2 à la Faculté de Médecine Dentaire. Le Consortium adresse ses condoléances à la famille du défunt, à ses camarades, à la communauté universitaire ainsi qu’à l’ensemble de la Nation sénégalaise.

Pour les organisations signataires, la disparition d’un étudiant engagé dans son parcours académique constitue « une tragédie nationale » qui interpelle la responsabilité de tous les acteurs. Elles rappellent avec fermeté que l’université doit demeurer un espace de savoir, de dialogue et de construction citoyenne, et non « un théâtre de violences ou de confrontations physiques ». La protection de la vie humaine et le respect des libertés académiques, insistent-elles, doivent rester des principes non négociables.

Le Consortium condamne « fermement » la vague de violences enregistrée ces derniers jours dans l’espace universitaire. Il réclame également la libération sans condition des étudiants arrêtés lors des manifestations ainsi que l’arrêt des poursuites visant certains leaders d’amicales, estimant que ces mesures pourraient favoriser l’apaisement et renforcer le dialogue entre les différentes parties.

Les membres de Saxal Jamm lancent un appel solennel notamment aux autorités publiques, afin qu’elles privilégient des approches proportionnées et respectueuses des droits humains dans la gestion des crises universitaires ; aux responsables universitaires, pour le renforcement des mécanismes internes de prévention et de gestion non violente des conflits ; aux organisations étudiantes et aux étudiants, invités à faire preuve de retenue et de responsabilité ; aux acteurs politiques, sociaux et médiatiques, appelés à contribuer à la décrispation plutôt qu’à la polarisation du débat.

Dans une démarche constructive, le Consortium recommande l’ouverture urgente d’un cadre de dialogue inclusif réunissant autorités universitaires, représentants des étudiants, société civile et institutions publiques compétentes. Il préconise également la mise en place de mécanismes indépendants d’établissement des faits afin de situer les responsabilités « dans le respect de la transparence et de l’État de droit ».

Parmi les autres mesures proposées figurent le renforcement de dispositifs permanents de médiation et d’anticipation des crises, l’adoption de mesures immédiates pour permettre la reprise normale des activités académiques, ainsi que l’instauration de cadres d’écoute structurés et réguliers entre étudiants et autorités.

Réaffirmant leur engagement en faveur de la paix et de la cohésion sociale, l’ONG 3D, le COSCE, le GRADEC et les Ambassadeurs de la Paix se disent disponibles pour accompagner toute initiative visant à prévenir de nouvelles violences et à restaurer la confiance au sein des universités sénégalaises.

« Parce que la paix est une responsabilité partagée », conclut le communiqué, le Consortium invite l’ensemble des citoyens à faire preuve de retenue et de solidarité pour préserver la vie, la dignité humaine et l’avenir de la Nation.

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