L’ancien président sud-coréen Yoon Suk-yeol condamné à la prison à vie pour avoir imposé la loi martiale

Un tribunal de Séoul a condamné à la prison à vie l’ancien président sud-coréen Yoon Suk-yeol pour insurrection, après l’instauration éclair de la loi martiale dans la nuit du 3 au 4 décembre 2024. Le juge Jee Kui-youn l’a reconnu coupable d’avoir mobilisé armée et police afin de paralyser l’Assemblée nationale, arrêter des opposants et tenter d’imposer un pouvoir sans contrôle, au plus fort de la crise politique la plus grave qu’ait connue la Corée du Sud depuis des décennies.

Le parquet avait requis la peine de mort, toujours en vigueur mais non appliquée depuis 1997. La loi martiale, une première en plus de quarante ans, a ravivé le souvenir des régimes militaires. Elle n’a duré que six heures, des députés ayant forcé le blocus pour voter sa levée.

Plusieurs hauts responsables ont aussi été condamnés, dont l’ex-ministre de la Défense Kim Yong Hyun (30 ans de prison). L’ancien Premier ministre Han Duck-soo a écopé de 23 ans pour avoir tenté de légitimer le décret ; il a fait appel.

Destitué par la Cour constitutionnelle en avril 2025, Yoon, déjà condamné à cinq ans pour d’autres infractions liées à cette affaire, devrait contester le verdict. Il est le premier ex-chef d’État condamné à perpétuité depuis Chun Doo-hwan, jugé pour le coup d’État de 1979 et la répression de Gwangju.

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