La polémique autour de la décision du jury d’appel de la Confédération Africaine de Football (CAF) contre le Sénégal continue de susciter de vives réactions sur le continent. Dernière voix en date à s’élever : celle de George Weah, qui appelle à une intervention des instances internationales pour corriger ce qu’il qualifie d’“injustice”.
Dans une déclaration ferme, l’ancienne star du football africain a exhorté le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) « et les autres autorités compétentes à agir avec fermeté afin que cette injustice ne soit pas maintenue ».
Le principe de l’autorité de l’arbitre au cœur du débat
S’appuyant sur les Lois du Jeu édictées par la FIFA, George Weah a rappelé un principe fondamental du football : l’autorité de l’arbitre sur le terrain. Citant notamment la Loi 5, il souligne que « les décisions de l’arbitre sur les faits liés au jeu sont définitives ».
Selon lui, une fois le match autorisé à se poursuivre jusqu’à son terme, le résultat obtenu sur le terrain doit être maintenu. Cette interprétation entre en contradiction avec la décision prise après coup par les instances disciplinaires de la CAF.
Une finale controversée entre Sénégal et Maroc
Au cœur de cette affaire se trouve la finale de la Coupe d’Afrique des Nations opposant le Sénégal au Maroc. D’après Weah, malgré un épisode de retrait du Sénégal durant la rencontre, l’arbitre avait autorisé la reprise du jeu, permettant au match d’aller à son terme, y compris les prolongations.
Le rapport officiel de l’arbitre aurait d’ailleurs évoqué une simple interruption, et non un forfait, recommandant plutôt des sanctions disciplinaires pour les incidents survenus pendant la rencontre.
Pour l’ancien attaquant du Paris Saint-Germain et du AC Milan, cette distinction est essentielle : « la décision ultérieure du comité de la CAF ne devrait pas annuler l’autorité exercée par l’arbitre pendant la rencontre ».
Démenti face aux rumeurs
George Weah a également tenu à clarifier sa position face à des informations circulant sur les réseaux sociaux. Il dément formellement toute prise de position en faveur de la décision du comité disciplinaire de la CAF contre le Sénégal.
« Les publications […] affirmant que je soutiens la décision […] sont totalement fausses », a-t-il insisté, appelant à cesser toute utilisation abusive de son image associée à ces déclarations.
Une affaire loin d’être close
Cette sortie médiatique relance un dossier déjà explosif et pourrait accentuer la pression sur les instances du football africain. Une éventuelle saisine du Tribunal Arbitral du Sport pourrait désormais constituer la prochaine étape dans ce feuilleton, aux implications sportives et juridiques majeures pour le football continental.

