Enseignement supérieur, éducation nationale, sante, collectivités territoriales :

les syndicats listent leurs revendications

Le Premier ministre, Ousmane Sonko, et les membres du gouvernement ont rencontré hier, jeudi 27 février 2025, les syndicats et les organisations d’employeurs. Les revendications portées par les organisations syndicales touchent plusieurs domaines du service public. Il s’agit principalement de l’Education, de l’Enseignement supérieur, de la Santé, des Collectivités territoriales, entre autres.

Devant le Premier ministre, Ousmane Sonko, et les membres du gouvernement hier, jeudi 27 février 2025, à l’occasion de la rencontre tripartite, les représentants des syndicats ont, tour à tour, pendant plus d’un tour d’horloge, listé leurs préoccupations. Du côté de l’enseignement supérieur, ils exigent la mise à disposition du décret permettant aux familles des enseignants-chercheurs décédés de percevoir leurs pensions de retraite. «Les veuves et les veufs des enseignants chercheurs sont aujourd’hui dans une situation d’extrême pauvreté. Nous avons vu ça et nous avons du mal à les voir comme ça. Et pourtant leurs défunts ont cotisé», déplore Ndiémé Sow qui parlait au nom du Syndicat de l’enseignement supérieur.

S’adressant au Premier ministre, elle dira : «On vous a trompé parce que nous vous avons rencontré dans votre bureau. On était le 13 décembre. Nous avons expliqué la situation. La situation, c’est que les veuves et les veufs ne perçoivent pas ce que leurs défunts maris ont cotisé et ces défunts maris ont travaillé jusqu’à la retraite. On ne leur reverse pas cela. La revendication du SAES, c’est la réversion d’un dû. Nous ne demandons pas d’augmentation de salaires. Nous ne demandons pas de l’argent. Nous demandons ce que nous avons cotisé». 

Dans le secteur de l’éducation nationale, les enseignants sont aussi revenus sur leurs préoccupations qui portent sur les inégalités salariales, le déficit d’enseignant, la question des enseignants décisionnaires.

Dans le domaine de santé, les revendications sont aussi nombreuses. Selon le coordinateur de «And Gueusseum», Mballo Dia Thiam, c’est l’application des accords signés qui est réclamée. «Nous avons signé des accords, depuis le 22 mai 2022, et jusqu’à présent, il y a des accords qui sont encore en suspens. Si les camarades sont dans la rue, sur la question de l’augmentation de salaire, il y a une catégorie qui est considérée comme des agents non cadres de la santé, qui sont dans les établissements de santé pour la plupart, qui n’ont pas perçu le moindre sou depuis fin mai 2022 et qui courent après. A côté de cela, il y a notamment des Collectivités territoriales, aussi, qui émergent notamment dans la santé et qui n’ont pas perçu un seul sou depuis mai 2022. Nous pensons qu’il est temps de rétablir cela», a dit Mballo Dia Thiam. Dans sa prise de parole, il a également dénoncé les problèmes des agents contractuels et demandé de régler la question des personnels des établissements de santé.

Toujours dans le secteur de la santé, le secrétaire général du SAMES, Mamadou Demba Ndour, a rappelé leurs revendications. «Monsieur le Premier ministre, être médecin, c’est 25 ans d’investissement de l’Etat Sénégalais, de la première classe, CI, jusqu’à la spécialisation. L’Etat du Sénégal  investit 25 années pour nous permettre d’être, aujourd’hui, chirurgiens, gynécologues, ophtalmologues, j’en passe. Je vous interpelle en vous disant qu’aujourd’hui, les jeunes sénégalais qui sortent après 25 ans d’investissements sont laissés dans la rue. Ils ne sont pas recrutés. Depuis bientôt 5 ans, l’Etat sénégalais a démissionné dans les ressource humaines dans la santé», a regretté Mamadou Demba Ndour. Il ajoute : «Au niveau de la santé, nous avons une disparité dans le traitement des agents et ça pose énormément de problèmes. Si aujourd’hui, Monsieur le Premier ministre, nous voulons offrir à ce Sénégal des soins de qualité, avec des ressources humaines formées, de qualité, mais aussi motivés, il faut que l’Etat puisse revenir sur ça et sur cette question».

Pour sa part, Moussa Sissoko, qui a parlé au nom de l’Intersyndicale des travailleurs des Collectivités territoriales, a rappelé la grève dans leur secteur liée à une revalorisation des salaires. «Il faut qu’on sache que ce pays-là ne peut pas se développer sans les Collectivités territoriales. Et ces travailleurs méritent quand-même beaucoup de la nation. Aujourd’hui, depuis trois ans, nous sommes en grève pour réclamer ce droit légitime qu’on refuse systématiquement de nous donner», a-t-il fait savoir.

Sud Quotidien

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