A moins de 48 de l’examen de la proposition de loi portant interprétation de la loi d’amnistie par l’assemblée nationale, la société civile réunie autour d’une vingtaine organisations ont réitéré à l’endroit du gouvernement et de la majorité parlementaire leur appel à la concertation avant tout examen de la proposition de loi portant interprétation de la loi d’amnistie. Face à la presse hier, mardi 1er avril le collectif des 20 organisations tenant compte des défis persistants liés à l’impunité et aux souffrances des victimes, trouvent l’impératif pour toutes les parties prenantes de se réunir afin de discuter de cette proposition de loi.
Après la diffusion de leur communiqué dans lequel ils préconisaient le dialogue avant toute interprétation de la loi d’amnistie, les 20 organisations ont réitéré mardi 1er avril lors d’un point de presse, le même appel à l’endroit du gouvernement mais également à la majorité parlementaire. En effet, dans une déclaration lue en direct, les 20 organisations par la voix de Ibrahima Kane, membre de Afrikajom Center trouvent que « face aux défis persistants liés à l’impunité et aux souffrances des victimes, il est impératif que toutes les parties prenantes se réunissent pour discuter de cette proposition de loi cruciale. »
A leur avis, « La loi d’amnistie ne devrait être interprétée de manière à favoriser une justice non équitable », a déclaré M. Kane.
Dans ce cadre, la société civile appelle au respect de quelques principes fondamentaux notamment en ce qui concerne la recherche de la vérité. A leur intime conviction, « Il est important que la lumière soit faite sur ce qui s’est passé entre 2021 et 2023. »
Pour ce qui est de la lutte contre l’impunité, les 20 organisations pensent qu’ « Il est essentiel que ceux qui ont commis des violations des droits de l’homme soient tenus responsables de leurs actes sans aucune distinction et quels qu’en soient les auteurs. »
Concernant par ailleurs, à la participation inclusive lance la société civile, « Nous appelons à la création d’un espace où les voix des victimes, des organisations de la société civile, et d’autres acteurs sociaux sont écoutées et prises en compte »
Aussi plaident-elles en ce qui a trait à l’indemnisation des victimes, « la réparation intégrale des préjudices doit être une priorité. Les victimes doivent, alors, pouvoir accéder à des compensations adéquates pour leurs souffrances », a précisé Ibrahima Kane, membre de Afrikajom Center.
Pour finir, le collectif des 20 organisations appellent à sursoir à l’examen de la proposition de la loi interprétative. Dans ce plaidoyer réitéré à l’endroit des autorités, ces dernières appellent « au respect du principe de la justice équitable et impartiale. »