EISM – Lancement du projet à l’amélioration génétique ovine : un tournant génétique pour l’essor de l’élevage ovin au Sénégal

Hier, lundi 7 juillet s’est ouvert un atelier de lancement du Lancement du projet à l’amélioration génétique ovine, organisé par Ecole inter-Etats des sciences et médecine vétérinaires (EISMV) de Dakar en partenariat avec le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP). Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’appui aux institutions de recherches initié par le FSRP. Il s’agira d’aborder la problématique de la standardisation de la race ovine qui est une question centrale dans l’amélioration de l’activité du mouton Ladoum.

Au Sénégal et pendant longtemps, l’amélioration génétique du cheptel a été réalisée dans une approche « top down » sous la direction des Centres de Recherche Zootechnique créés en 1950 (CRZ de Dahra) et en 1969 (CRZ de Kolda). Cependant, face aux limites de cette approche, des éleveurs de la région de Thiès d’abord, et ceux de Dakar ensuite ont initié leur propre programme de sélection ayant permis de créer une nouvelle race, le Mouton Ladoum.

Réalisé essentiellement sous la forme d’organisation de foires et d’échanges de reproducteurs, il a permis d’obtenir des résultats probants avec les meilleurs béliers dépassant le poids de 150 kg. Toutefois, « Aujourd’hui, malgré tout le travail que les éleveurs ont effectué, le mouton Ladoum reste relativement un animal hétérogène, du point de vue de sa productivité et de sa morphologie », a indiqué le Pr Ayao Missohou, Spécialiste en rang génétique à l’EISMV par ailleurs, point focal du projet, qui ajoute que « c’est l’une des grandes races sans avoir un standard bien défini. »

Ainsi, à travers ce projet dont le lancement s’est tenu ce jour, déclare-t-il : « Nous avons voulu saisir l’opportunité offerte par le FSRP pour faire en sorte que la sélection du mouton Ladum bénéficie d’un certain nombre d’outils mondial qui vont nous permettre de propulser cette race au rang des grandes races mondiales. »

« Aujourd’hui, à travers un certain nombre de technologies disponibles nous voulons voir comment on peut ensemble utiliser ces technologies pour faire en sorte que le mouton Ladum soit le plus performant possible », a assuré Pr Missohou.

Accompagné par le Programme de Résilience du Système Alimentaire du ministère de l’agriculture de la souveraineté alimentaire et de l’élevage (FSRP) dans le cadre de ses activités dont l’appui aux institutions de recherches. Ce projet est financé à hauteur de 1 million 300 (1.000.300) dollars.

Dans ce partenariat explique Mickaël Diédhiou, expert chaine de valeurs à FSRP, « l’accompagnement va se faire à travers quatre axes principaux notamment l’amélioration génétique, l’alimentation animale et l’octroi de bourse pour booster l’amélioration la productivité d’élevage au Sénégal.»

Prenant la parole à son tour, Pr Yalacé Yamba Kaboret, directeur de l’EISMV, se dit fortement convaincu  quant à ce projet. « Parce que nous avons toujours dans notre dispositif de développement du système d’élevage mis en avant l’amélioration génétique. Nos animaux ont des capacités de production mais encore très faible. Donc, il faudrait peut-être rebooster et améliorer, revoir comment augmenter cette capacité intrinsèque de nos animaux. Il n’y a que la génétique qui peut nous aider à augmenter cela.

Par ailleurs, Pr Kaboret a regretté pour noter un manque de coordination au niveau national et régional qui pouvait permettre à nos Etats de profiter d’une espèce donnée, ce malgré les différentes génétiques qui ont fait l’objet d’essayage.

Dans ce cadre, estime-t-il, « en misant sur une espèce comme l’espèce ovine qui est la plus prisée, la plus recherché dans nos régions, il est intéressant de voir comment améliorer la génétique de ces espèces-là afin qu’elles puissent produire suffisamment en termes de nombre et en termes de volume pour pouvoir couvrir les besoins donc, de nos pays voire au-delà de ce que nous voulons avoir et être dans ce que je dis, la souveraineté alimentaire. »

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