REMISE DU RAPPORT DU DIALOGUE NATIONAL : UNE ÉTAPE DÉCISIVE VERS LA REFONDATION POLITIQUE DU SÉNÉGAL

Dans un moment empreint de solennité et d’espoir, le facilitateur général du Dialogue national sur le système politique, Dr Cheikh Guèye, a remis obligatoirement le rapport final de cette large concertation au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, au Palais présidentiel.

Fruit de plusieurs semaines de travaux intensifs, ce rapport est le symbole d’un effort collectif pour repenser le système politique sénégalais. Plus de 700 participants issus de divers horizons — acteurs politiques, société civile, universitaires, syndicats, médias, jeunes et diaspora — ont pris part à ce processus jugé « inclusif » et « historique ».

Dans son discours, le Dr Guèye a salué l’engagement du chef de l’État, qu’il a décrit comme attentif, ouvert et mobilisé pour faire du dialogue une réussite. Il a également rendu hommage à la diversité des contributions, au calme du Directoire, et à l’esprit de compromis qui a prévalu, malgré des divergences supposées.

Trois grandes commissions ont structuré les débats : la démocratie et les droits humains, le processus électoral et les réformes institutionnelles. Le rapport qui en découle appelle à une refondation politique « lucide » et « inclusive », mettant l’accent sur l’éthique, la transparence, et la citoyenneté active.

Parmi les recommandations phares figurent la révision de la Constitution — notamment l’incompatibilité entre les fonctions de chef d’État et de chef de parti —, la refonte du code électoral, la création d’un organe indépendant de gestion des élections, et l’élargissement de la participation citoyenne à l’élaboration et au contrôle des politiques publiques.

Mais au-delà des textes, le facilitateur a insisté sur la nécessité d’un changement de culture politique : « La démocratie n’est plus seulement un cadre juridique, mais une promesse de justice sociale et de dignité humaine », at-il déclaré. Il a également énoncé la captation du pouvoir par l’argent, les logiques clientélistes et les dérives marchandes, plaidant pour une classe politique au service exclusif de l’intérêt général.

La mise en œuvre de ce rapport nécessite des étapes techniques importantes, notamment l’installation d’un comité ad hoc pour la rédaction des textes juridiques, une période transitoire de test des réformes, ainsi qu’une évaluation indépendante de leurs effets.

« Ce que nous vous remettons aujourd’hui, c’est plus qu’un rapport : c’est un levier de transformation, un acte de foi dans la République, un appel à l’audace réformatrice », conclut le Dr Guèye, appelant à une mobilisation collective pour un « Sénégal réconcilié avec ses valeurs profondes ».

Vous pourriez aussi aimer

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *