Au lendemain d’une nuit de cauchemar, le jour se lève sur une scène de désolation à Maneah, dans la préfecture de Coyah. Le flanc de la montagne, qui semblait veiller paisiblement sur les habitations, s’est écroulé, engloutissant tout sur son passage. Ce qui était hier encore un quartier animé n’est plus aujourd’hui qu’un vaste champ de ruines.
La catastrophe survenue dans la nuit de ce mercredi 20 août, a provoqué un glissement de terrain d’une ampleur terrifiante. Une coulée de boue a déferlé sur le secteur, emportant des dizaines de maisons et ensevelissant leurs occupants. Les services de secours sont à pied d’œuvre, leur acharnement visible à travers les décombres et la boue. Les engins de terrassement ronronnent, tentant d’accélérer la course contre la montre pour retrouver d’éventuels survivants.
Dans l’air lourd de la tragédie, l’espoir se mêle à l’angoisse. Les visages des proches, pâles et tendus, scrutent chaque mouvement des sauveteurs.
L’on déplore déjà neuf morts et de nombreux blessés. Les marques de l’urbanisation sauvage, des constructions précaires qui n’ont pas résisté à la furie de la nature.
Cette tragédie pose la question de l’habitat en zone à risque. Le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat a annoncé qu’il se tenait aux côtés des victimes.
Avec Africaguinee

