Gouvernance : le PDS vilipende le duo Diomaye-Sonko

Le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) a dressé un bilan critique de la gouvernance du duo Ousmane Sonko – Bassirou Diomaye Faye, près de deux ans après leur arrivée au pouvoir. Face à la presse hier, mercredi 1er octobre, le PDS a tiré la sonnette d’alarme sur la situation économique qu’il juge « alarmante », marquée par un « coût de la vie devenu insupportable » pour les ménages.

Alarmant ! C’est ce constant que le PDS fait des deux ans du gouvernance du tandem Diomaye-Sonko.

Face avec la presse hier, les camarades de Karim Wade ont relevé un contexte socio-économique marqué par de profondes difficultés qui affectent le quotidien des Sénégalais.

Dans une déclaration publique devant les médias, le porte-parole, Bachir Diawara « dénonce une politique fiscale, asphyxiante, sans équité ni effet de redistribution qui détruit le tissu économique national au lieu de le renforcer ».

« Le souverainisme au service de créanciers étrangers », dénonce le porte-parole du PDS qui fustige la politique souverainiste entrepris le gouvernement. Selon lui, « le gouvernement actuel, tout en revendiquant une posture souveraine, fait peser l’effort du remboursement de la dette extérieure dans les ménages et les entreprises sénégalaises. Paradoxalement, ce sont les plus vulnérables qui supportent le coût de l’endettement, dont les bénéfices ne sont pas visibles ni mesurables dans le quotidien des Sénégalais. »

Les critiques se sont également étendues sur la gestion de la dette.

A ce titre, déclare Bachir Diawara, « Le PDS souligne l’incohérence de discours de rupture, alors que les instruments mis en œuvre traduisent une soumission aux logiques de la dette détenue par les créanciers internationaux. Une situation économique alarmante sans cap gouvernemental. Près de deux ans après l’installation du gouvernement Sonko, le constat est amer »,

Par ailleurs, étendant les critiques sur la gestion de la dette, le PDS accuse le gouvernement d’accumuler des emprunts obligataires sans vision, ni projets structurants, contrairement à la période de Me Wade, qui avait su allier prudence et efficacité.

Selon les camarades de Karim Wade, relèvent « l’incohérence de discours de rupture, alors que les instruments mis en œuvre traduisent une soumission aux logiques de la dette détenue par les créanciers internationaux. »

Ils en veulent pour preuve l’actuel déficit public, qui dépasse les 9 % du PIB, et la dégradation de la note souveraine par les agences de notations internationales, qui d’après la formation politique de l’ancien président Abdoulaye Wade, constituent « des symptômes d’un État en perte de contrôle économique. Sans cap, sans stratégie claire, le Sénégal est à la dérive. »

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