L’Organisation des Nations Unies alerte sur une régression alarmante des droits des femmes en temps de guerre, marquée par une flambée des violences sexuelles et une exposition croissante aux conflits armés.
Selon un rapport publié le 20 octobre 2025 par le secrétaire général António Guterres, plus de 675 millions de femmes vivent aujourd’hui à moins de 50 kilomètres d’une zone de guerre.
Le document souligne que le nombre de conflits armés actifs dans le monde atteint son plus haut niveau depuis 1946. En parallèle, les femmes, tout comme les enfants, paient un lourd tribut : le nombre de victimes civiles féminines a quadruplé en seulement deux ans. L’ONU dénonce l’érosion des règles humanitaires dans des guerres de plus en plus brutales.
« Les femmes et les filles en Afghanistan, en République démocratique du Congo, en Haïti, au Myanmar, au Soudan ou encore dans le Territoire palestinien occupé vivent dans des conditions d’extrême danger », alerte António Guterres. Il évoque une « régression historique » des droits acquis, vingt-cinq ans après l’adoption par le Conseil de sécurité d’une résolution phare visant à inclure davantage les femmes dans les processus de paix.
Face à ce constat préoccupant, l’ONU appelle à une mobilisation urgente : protection accrue des femmes et des filles dans les zones de conflit, participation renforcée aux négociations de paix, et application stricte du droit international humanitaire.
APA

