Des organisations de la société civile dénoncent les arrestations de deux journalistes

Les arrestations, en moins de vingt-quatre heures, de la journaliste Maimouna Ndour Faye, directrice de 7TV, et de Babacar Fall, journaliste à la RFM, suscitent une vive indignation au sein de la société civile sénégalaise. Dans un communiqué conjoint publié le 29 octobre 2025, dix-sept organisations de défense des droits humains et de la démocratie dénoncent « des pratiques qui entravent la liberté de presse et d’expression ».

Les signataires parmi lesquels le COSCE, la Raddho, Africajom Center, la Ligue sénégalaise des droits de l’homme et le Forum du justiciable estiment qu’aucun élément ne justifie ces interpellations « musclées ». Selon eux, les interviews à l’origine de la polémique « ne sauraient être assimilées à un trouble à l’ordre public ni à une atteinte à la sûreté de l’État ».

Le collectif regrette par ailleurs que le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) n’ait pas joué son rôle avant toute décision administrative de coupure de signal. Il rappelle que la privation de liberté pour l’exercice d’un droit garanti notamment par l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Constitution sénégalaise constitue une violation grave du droit international.

« La sécurité nationale ne doit pas servir de prétexte pour museler la presse », insistent les organisations, qui appellent à la libération immédiate des deux journalistes et à un retour au respect des principes démocratiques. Elles exhortent enfin les autorités à concentrer leurs efforts sur « les urgences économiques qui frappent les populations ».

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