À la Conférence des Nations unies sur le climat (COP Belém), le Haut-Commissaire de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS), Mohamed Abdel Vetah, a ouvert la session consacrée au « Jumeau numérique du bassin du fleuve Sénégal ». Dans son allocution, il a appelé à faire de la science et de l’innovation les nouveaux leviers d’une gouvernance partagée et durable du fleuve.
Créée en 1972 par le Mali, la Mauritanie et le Sénégal – rejoints en 2006 par la Guinée –, l’OMVS est citée comme un modèle mondial de coopération transfrontalière. « Notre force repose sur cinq piliers : un engagement politique fort, un cadre institutionnel solide, le partage équitable des coûts et des bénéfices, l’implication des communautés locales et des infrastructures communes profitant à tous », a rappelé M. Abdel Vetah.
Face aux défis du changement climatique et de la pression démographique, le Haut-Commissaire a souligné la nécessité de s’appuyer sur des outils scientifiques pour anticiper et décider. Le Digital Twin, a-t-il expliqué, est une « représentation vivante et dynamique du fleuve » permettant de simuler les impacts des choix de gestion, d’optimiser la production d’énergie, de prévenir les crues et de protéger les écosystèmes.
Mais la technologie, a-t-il insisté, ne vaut que si elle reste au service des populations : « Le jumeau numérique doit être à l’écoute du fleuve et des communautés. Il ne remplace pas notre tradition de coopération, il la renforce. »
En conclusion, M. Abdel Vetah a lancé un appel à l’action collective : faire du savoir et de l’innovation des moteurs d’un développement inclusif, tourné vers la jeunesse du bassin et la protection de la nature. « Merci de croire en la science au service de la vie », a-t-il conclu.

