L’Union des magistrats sénégalais (UMS) est montée au créneau après la diffusion d’une lettre-plainte adressée à l’Inspection générale de l’Administration de la justice (IGAJ) par l’avocat Me Moussa Bocar Thiam. Ce dernier y met en cause le magistrat Idrissa Diarra, président du Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier, dans le dossier impliquant Mouhamadou Ngom, dit Farba, et plusieurs autres prévenus.
Selon l’UMS, cette démarche a été menée sans que M. Ngom n’en soit informé. Le collectif d’avocats chargé de sa défense affirme également n’avoir jamais été associé à une telle initiative. Pour l’Union, il s’agit d’un acte isolé, sans fondement procédural et nourri par « un dessein inavoué », dont l’objectif serait de discréditer un magistrat reconnu pour sa compétence et sa rigueur.
L’organisation dénonce une violation flagrante des règles de procédure et des principes déontologiques qui encadrent la profession d’avocat. Elle fustige en outre la large diffusion de la lettre dans la presse, qu’elle juge d’autant plus grave qu’elle s’est faite en dehors de tout cadre légal.
Estimant que ce comportement porte atteinte à l’honneur du magistrat visé et à la crédibilité de l’institution judiciaire, l’UMS condamne avec vigueur cette initiative qu’elle qualifie de « forfaiture ». Elle annonce enfin avoir engagé les démarches nécessaires pour que des sanctions exemplaires soient prises, conformément aux textes en vigueur.

