Crise universitaire : le FDR exhorte les étudiants à privilégier des mobilisations pacifiques et fédératrices

Depuis plusieurs jours, les principales universités du Sénégal sont paralysées par une série de manifestations étudiantes marquées par des heurts avec les forces de l’ordre. En cause : le non-paiement d’importants arriérés de bourses, notamment pour les étudiants en master, qui ont décidé d’entrer en grève pour exiger le versement de leurs allocations.

Dans une déclaration rendue publique le 2 décembre, le Front pour la Démocratie et la République (FDR) juge ces revendications « légitimes » et pointe la responsabilité du gouvernement PASTEF, qu’il accuse d’être incapable d’apporter une réponse « à la hauteur de la situation ». Le Front lie la paralysie actuelle à ce qu’il appelle la « catastrophe financière » provoquée par « la fable irresponsable de la dette cachée », estimant que le Premier ministre devra « répondre de cette forfaiture » aux conséquences potentiellement plus graves encore que les tensions actuelles sur les campus.

S’il apporte un soutien « sans condition » aux étudiants, le FDR les exhorte toutefois à renoncer à la violence et à privilégier des formes de mobilisation susceptibles de rallier l’opinion publique. Le mouvement critique une gestion gouvernementale fondée, selon lui, sur la répression policière et des « annonces manipulatrices », des méthodes qui ne feraient qu’aggraver la crise. Le Front appelle enfin l’exécutif à ouvrir immédiatement des négociations « sérieuses » avec les organisations estudiantines afin de restaurer un climat d’apaisement dans l’espace universitaire.

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