Dans une sortie politique relayée sur ses réseaux sociaux, le député Guy Marius Sagna a livré une réflexion critique sur ce qu’il considère comme la véritable posture attendue d’un parlementaire. Sans le nommer explicitement, il vise le député Thierno Alassane Sall, qu’il accuse d’éviter le débat public sur la gestion de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER).
Pour illustrer ce qu’il qualifie de « posture de député », Guy Marius Sagna cite l’exemple d’Ousmane Sonko en 2020. À l’époque, alors député, ce dernier avait répondu favorablement à une invitation du Directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), Lansana Gagny Sakho, pour une séance de travail consacrée aux problématiques d’assainissement et de gestion des eaux pluviales.
Selon Guy Marius Sagna, Ousmane Sonko n’avait pas invoqué son statut de chef de parti ni ses résultats à l’élection présidentielle de 2019 où il avait obtenu plus de 687 000 voix pour se soustraire à l’échange. Si la rencontre n’a finalement pas eu lieu, le député souligne que « l’essentiel réside dans la posture », celle de la disponibilité au dialogue institutionnel.
À l’inverse, Guy Marius Sagna dénonce ce qu’il qualifie de « posture de dépité », jouant sur les mots pour désigner un élu qui, selon lui, critique depuis plusieurs mois la gestion de l’ASER tout en refusant les invitations au débat lancées par son Directeur général. Il y voit l’expression d’un ressentiment politique, nourri, affirme-t-il, par la montée en puissance du parti PASTEF et de son leader Ousmane Sonko.
Dans le même message, le député de PASTEF a tenu à saluer les performances récentes de l’ASER. Il affirme que l’agence a réussi à électrifier 172 villages en l’espace de trois mois, un chiffre qu’il compare à la moyenne annuelle de 125 villages électrifiés durant les années précédentes.
Par cette prise de position, Guy Marius Sagna relance le débat sur le rôle du député, qu’il estime devoir être fondé sur la confrontation d’idées, la participation aux cadres institutionnels et le respect du débat contradictoire, au-delà des divergences politiques.

