Justice sociale : les travailleurs de SENEGO obtiennent gain de cause devant le Tribunal du Travail de Dakar

Le Tribunal du Travail de Dakar a rendu sa décision dans l’affaire opposant le collectif de travailleurs de SENEGO à la direction de l’entreprise. Le verdict a été prononcé publiquement lors de l’audience de la section compétente tenue le 21 janvier 2026.

Saisi de plusieurs réclamations, le tribunal s’est penché notamment sur les demandes relatives au paiement des heures supplémentaires et aux rappels de salaire. Si certaines prétentions ont été jugées prescrites pour des périodes antérieures, celles portant sur les périodes plus récentes ont été jugées recevables et fondées. L’exception de prescription ainsi que les demandes concurrentes ont été rejetées, et la juridiction s’est déclarée pleinement compétente pour connaître du litige.

Sur le fond, le tribunal a reconnu l’existence de contrats de travail à durée indéterminée (CDI) liant SENEGO à l’ensemble des travailleurs concernés. En conséquence, l’entreprise a été condamnée à verser une somme globale estimée à 9,5 millions de FCFA, couvrant les rappels de congés, les primes d’ancienneté ainsi que des dommages et intérêts en réparation du préjudice subi.

Par ailleurs, SENEGO est tenue d’affilier ses employés aux organismes obligatoires de prévoyance sociale. Cette mesure est assortie d’une astreinte de 10 000 FCFA par jour de retard. Le tribunal a également ordonné une exécution provisoire partielle immédiate d’un montant de 1 284 500 FCFA par travailleur.

Pour mémoire, une tentative de conciliation avait auparavant abouti à l’inspection du travail, au cours de laquelle le directeur général, Sidy Mbacké, s’était engagé à se conformer aux dispositions légales, notamment en procédant à la signature des CDI et au paiement des cotisations à l’IPM, à l’IPRES et à la Caisse de sécurité sociale.

Toutefois, ces engagements n’ayant pas été respectés par la suite, le collectif des travailleurs a décidé de porter l’affaire devant la justice, avec l’assistance du cabinet de Me Mouhamadou Bamba Cissé et de Me Khadim Kébé, du cabinet SCP Cissé et Kébé.

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