En Conseil des ministres ce mercredi, le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté un ambitieux plan de rationalisation du secteur parapublic, visant à moderniser l’administration et à réduire le train de vie de l’État.
Rappelant son intervention du 21 février 2026 à l’Assemblée nationale, il a souligné que cette réforme s’inscrit dans une volonté de renforcer la transparence et d’optimiser la dépense publique. Un groupe de travail, chargé d’examiner l’ensemble des structures concernées, a identifié des chevauchements de missions et proposé des mesures correctives.
Au total, dix-neuf entités seront supprimées. Elles représentaient en 2025 plus de 28 milliards FCFA de dotations budgétaires, une masse salariale de 9,2 milliards FCFA pour 982 agents, ainsi qu’une dette globale de 2,6 milliards FCFA à fin 2024. Dix autres structures feront l’objet d’un repositionnement, avec une redéfinition de leurs missions, une révision de leur cadre juridique et une adaptation de leur modèle d’intervention.
Selon le chef du Gouvernement, cette opération devrait générer une économie nette d’au moins 55 milliards FCFA sur trois ans. Des mesures d’accompagnement social, notamment le redéploiement des personnels et la gestion des contentieux, sont prévues.
Un comité interministériel sera prochainement mis en place pour piloter la réforme, qui devra également s’accompagner d’un renforcement de la gouvernance et du contrôle du secteur parapublic.

