Lors d’une conférence de presse organisée ce matin, Cheikh Omar Diagne, secrétaire général du Rassemblement pour la Vérité And Ci Degg (RV/ACD), s’est exprimé sur ses relations actuelles avec le Parti des Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité (Pastef).
Face aux interrogations suscitées par ses récentes prises de position, il a tenu à apporter des précisions. Sans annoncer explicitement une rupture avec Pastef, il a toutefois affirmé que lui et ses partisans ne mèneront plus de combat politique au nom de ce parti, même s’ils ont longtemps milité à ses côtés.
Réagissant aux critiques de ceux qui lui reprochent d’avoir soutenu la formation aujourd’hui au pouvoir, Cheikh Omar Diagne a assumé son choix. Il a déclaré ne rien regretter de cet engagement, expliquant qu’il l’avait fait par fidélité à ses convictions et à ses principes.
Selon lui, le désaccord actuel s’explique par une divergence de vision. Il estime que Pastef s’est progressivement éloigné du combat pour la souveraineté nationale, qui constituait, à ses yeux, la raison principale de son engagement initial. À l’en croire, le parti privilégierait désormais une logique partisane qu’il résume par l’expression : « le Parti avant la Patrie ».
Le leader du RV/ACD dit rejeter fermement cette orientation, rappelant que l’intérêt national doit primer sur toute considération politique.
Dans la même veine, il a critiqué la notion de « Parti-État », qu’il considère comme une dérive incompatible avec les aspirations du peuple sénégalais. Il a également dénoncé le décalage entre les discours tenus par l’actuel régime lorsqu’il était dans l’opposition et sa manière de gouverner aujourd’hui, estimant que cette contradiction porte atteinte à la crédibilité des dirigeants.

