Les importations du Sénégal ont enregistré un léger repli au mois de février 2026, d’après les données publiées par Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). Elles se sont établies à 513,2 milliards de FCFA, contre 524,8 milliards de FCFA en janvier, soit une diminution de 2,2 %.
Cette contraction s’explique principalement par la baisse des achats de plusieurs produits stratégiques. Les importations de produits pétroliers raffinés ont fortement reculé, passant de 133,0 milliards de FCFA le mois précédent à 109,3 milliards en février. Le même trend est observé pour les métaux communs, dont les acquisitions chutent à 17,4 milliards de FCFA contre 28,1 milliards en janvier. Les importations de riz, denrée essentielle, diminuent également de manière significative, passant de 20,1 milliards à 13,2 milliards de FCFA. Enfin, les achats d’autres véhicules terrestres suivent la même dynamique baissière, s’établissant à 8,7 milliards de FCFA contre 15,4 milliards précédemment.
Toutefois, cette baisse globale a été atténuée par la hausse des importations de certains produits. Les achats d’huiles brutes de pétrole ont notamment connu une progression marquée, atteignant 78,7 milliards de FCFA contre 39,0 milliards en janvier. De même, les importations d’autres matériels de transport ont presque doublé, passant de 5,5 milliards à 10,6 milliards de FCFA. Les acquisitions de camions et camionnettes ont également augmenté, s’élevant à 8,8 milliards de FCFA contre 5,3 milliards le mois précédent.
En glissement annuel, les importations affichent une légère hausse de 1,1 % par rapport à février 2025. En revanche, les données cumulées à fin février 2026 révèlent une baisse notable. Le total des importations s’élève à 1 038,1 milliards de FCFA, contre 1 307,4 milliards de FCFA à la même période en 2025, soit une régression de 20,6 %.
Ces évolutions traduisent des ajustements dans la structure des échanges extérieurs du Sénégal, dans un contexte économique marqué par des fluctuations des prix internationaux et des besoins sectoriels différenciés.

