Dans le Fouladou, au sud du Sénégal, le Président de la République a effectué deux visites de terrain marquées par un objectif commun : accélérer le désenclavement et renforcer l’accès aux services essentiels. À travers le suivi des travaux de la Boucle du Fouladou et la visite de la dorsale électrique Fafacourou-Dabo-Coumbacara, l’État réaffirme sa volonté d’ancrer durablement le développement dans les territoires ruraux.
Longue de 102,5 kilomètres, la Boucle du Fouladou constitue l’un des projets routiers structurants de la Haute Casamance. Financé à plus de 43 milliards de FCFA par l’État du Sénégal et la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD), ce chantier vise à améliorer significativement les conditions de circulation et de sécurité. À terme, cette infrastructure facilitera l’accès aux services sociaux de base tels que la santé et l’éducation, tout en réduisant les coûts et les délais de transport. Elle devrait également dynamiser les activités économiques locales, soutenir les producteurs et générer environ 600 emplois.
Parallèlement, la dorsale électrique reliant Fafacourou, Dabo et Coumbacara s’inscrit dans le cadre du Programme d’Urgence de Développement Communautaire, dédié notamment à l’électrification de 2 000 localités à travers le pays. D’un linéaire de 53 kilomètres en moyenne tension (30 kV), cette infrastructure comprend deux postes préfabriqués équipés chacun d’un transformateur de 400 KVA. Elle permettra d’alimenter 53 villages répartis dans les communes de Fafacourou, Coumbacara, Dialambéré et Dabo, impactant directement une population estimée à plus de 10 000 personnes. Le coût global du projet s’élève à plus de 1,25 milliard de FCFA.
À travers ces deux initiatives, les autorités mettent en avant une vision intégrée du développement territorial. « Le développement ne se décrète pas, il se construit par la connexion des territoires et leur accès aux infrastructures essentielles », a rappelé le Chef de l’État. Routes et électricité apparaissent ainsi comme des leviers complémentaires : la première facilite la mobilité et les échanges, tandis que la seconde ouvre la voie à de nouvelles opportunités économiques et sociales.
Ces réalisations traduisent une ambition plus large : faire des zones rurales des pôles dynamiques, pleinement intégrés à la vie économique nationale. En misant sur des infrastructures concrètes et durables, l’État entend réduire les inégalités territoriales et offrir aux populations locales des perspectives accrues en matière d’emploi, d’éducation et de bien-être.

