Le Commissariat d’arrondissement de Ndamatou a annoncé avoir mis fin aux agissements d’une bande de malfaiteurs qui terrorisait plusieurs quartiers depuis les semaines précédant le Ramadan 2026. Cinq individus, présentés comme des récidivistes, ont été interpellés dans la nuit du 12 au 13 mai 2026 au terme d’une opération menée par la Brigade de Recherches (BR).
Selon les informations communiquées par la police, les suspects sont poursuivis pour association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit avec violences et usage d’armes, dissimulation de plaque d’immatriculation ainsi que détention et usage de chanvre indien.
L’arrestation est intervenue lors d’une mission de sécurisation nocturne dans le quartier de Sékhawga. Les agents de la BR ont repéré une Peugeot 307 bleue stationnée dans une zone sombre. En s’approchant, les policiers ont constaté que la plaque d’immatriculation du véhicule avait été volontairement rendue illisible à l’aide d’un mélange de sable et d’eau.
D’après la police, les cinq occupants du véhicule étaient positionnés à un carrefour stratégique offrant plusieurs voies de fuite, dans l’attente d’éventuelles victimes. L’intervention rapide des forces de l’ordre a permis leur neutralisation sans incident majeur.
La fouille du véhicule a conduit à la découverte de deux coupe-coupe dissimulés sous les sièges arrière ainsi que de deux joints de chanvre indien déjà entamés. Les suspects, interrogés sur place, n’auraient fourni aucune explication convaincante quant à leur présence armée à une heure avancée de la nuit.
Les enquêteurs soupçonnent le groupe d’être impliqué dans une série d’agressions violentes signalées dans plusieurs secteurs, notamment à Ndamatou, Sékhawga, Nguiranène, Darou Marnane, Yonou Darou, Tally Boubess et sur la corniche Serigne Modou.
Le mode opératoire décrit dans les différentes plaintes faisait état d’un groupe de cinq individus surgissant d’un véhicule pour dépouiller leurs victimes sous la menace d’armes blanches. Les investigations policières indiquent que les suspects utilisaient auparavant une Peugeot 406 grise avant de changer récemment de véhicule afin d’échapper aux recherches.
Convoquées au commissariat dans le cadre de l’enquête, plusieurs victimes auraient formellement reconnu la Peugeot 307 saisie. Lors de la séance de présentation des suspects, le conducteur du véhicule ainsi que ses complices ont également été identifiés par certaines victimes, selon la police.
Les vérifications effectuées au fichier central ont par ailleurs révélé que les cinq mis en cause étaient déjà connus des services judiciaires pour des faits similaires.
Placés en garde à vue, ils devraient être présentés au parquet à l’issue de l’enquête en cours.

