1er congrès de PASTEF : « Nous entrons dans une nouvelle ère », proclame Birame Souleye Diop

Le premier congrès du PASTEF s’est ouvert ce samedi au Centre des expositions de Diamniadio sous le signe de la mobilisation et de l’institutionnalisation du parti au pouvoir. Au nom du président de PASTEF, Ousmane Sonko, le vice-président Birame Souleye Diop a livré un discours de bienvenue à forte portée politique devant 1 200 délégués venus de toutes les régions du Sénégal et de la diaspora, ainsi qu’une quarantaine de délégations étrangères.

D’emblée, Birame Souleye Diop a salué la présence des militants, responsables et invités internationaux, venus notamment du Rwanda, de la Mauritanie, de la Gambie, du Kenya, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Venezuela, de la Palestine et de la France. Pour lui, cette participation témoigne du rayonnement acquis par le parti au-delà des frontières sénégalaises et de l’écho rencontré par son projet politique.

Mais au-delà de la dimension symbolique, le vice-président a surtout insisté sur la portée historique de cette rencontre. « Ce congrès n’est pas une simple formalité statutaire. Il est l’acte de naissance d’une nouvelle ère », a-t-il déclaré, présentant ce rendez-vous comme une étape décisive dans l’évolution de PASTEF.

Revenant sur les douze années d’existence du parti, il a rappelé les dix années de combat menées dans l’opposition pour la transparence, la justice et la rupture avec les pratiques politiques anciennes, avant d’évoquer les deux années passées à l’exercice du pouvoir. Une période qui, selon lui, a ouvert un nouveau front : celui de la construction d’un État « exemplaire, sobre et au service du peuple ».

Pour Birame Souleye Diop, PASTEF entre désormais dans une nouvelle séquence politique. « Nous passons de l’opposition victorieuse à la force de proposition et d’action qui doit consolider notre projet de société », a-t-il affirmé.

Les travaux du congrès porteront notamment sur l’adoption des statuts et du règlement intérieur, la validation d’un texte d’orientation politique, l’adoption de résolutions sur les grands enjeux nationaux et internationaux, ainsi que la consécration d’un code de déontologie et d’une charte des élections internes.

Dans un discours empreint d’émotion, le vice-président a également rendu hommage aux militants ayant subi les épreuves de la lutte politique. Évoquant « les morts, les blessés et les embastillés », il a appelé les délégués à être à la hauteur des sacrifices consentis pour l’avènement du changement.

« Ce congrès est celui de la maturité, de la responsabilité et de l’institutionnalisation de notre combat », a-t-il conclu, invitant les participants à renouveler leur engagement autour des valeurs fondatrices du parti : le travail, l’éthique et la fraternité. Un message qui donne le ton d’un congrès présenté comme un moment fondateur pour l’avenir de PASTEF et de son projet politique.

Vous pourriez aussi aimer

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *