Dakar accueille depuis lundi la 14e Réunion du Partenariat multipartite (MSP) du Global Agenda for Sustainable Livestock (GASL), organisée en collaboration avec le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage. Placée sous le thème « Du dialogue mondial à l’action locale pour un élevage résilient et durable », la rencontre réunit des décideurs, experts et partenaires venus de plusieurs régions du monde.
Ouvrant les travaux, le ministre de l’Agriculture, Cheikh Omar Ba, a souligné l’importance stratégique de l’élevage pour l’économie sénégalaise. Il a rappelé que le secteur contribue à 35 % du PIB primaire et constitue l’activité principale de près de 39 % des ménages ruraux. Face aux effets du changement climatique, aux pressions sur les ressources naturelles et aux risques sanitaires, il a appelé à une action collective pour bâtir « des systèmes d’élevage plus productifs, plus inclusifs, plus résilients et plus respectueux de l’environnement ».
Le ministre a également réaffirmé l’engagement du Sénégal à faire de l’élevage un levier majeur de la souveraineté alimentaire et de la transformation des systèmes alimentaires, conformément aux ambitions de la Vision Sénégal 2050.
De son côté, la Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies au Sénégal, Aminata Maïga, a rappelé que l’élevage est « une source essentielle de revenus, de nutrition, d’emplois et de cohésion sociale » pour des millions de personnes en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Elle a plaidé pour une approche intégrée fondée sur le concept « One Health », estimant que « cette approche n’est plus une option ; elle est une nécessité ».
Pour Mme Maïga, l’enjeu est désormais de « transformer ce dialogue en investissements, en politiques publiques efficaces et en résultats concrets » au bénéfice des éleveurs, des femmes rurales et des jeunes. Les participants espèrent que les travaux déboucheront sur des recommandations fortes pour accélérer la transition vers un élevage plus durable et résilient.

