Détention de Khadim Ba : le CNDES dénonce « une main invisible » et appelle à l’arbitrage du chef de l’État

Réuni en conférence de presse, le Conseil national des dirigeants d’entreprise du Sénégal (CNDES), par la voix de son président Birane Yaya Wane, a vivement dénoncé la détention de l’homme d’affaires Khadim Ba, qu’il qualifie d’« injustice qui ne peut plus durer ». Face aux médias, le patron du Groupe Secteur Privé & Développement a plaidé pour une réévaluation du dossier, estimant que les éléments disponibles ne justifient pas le maintien en prison de l’entrepreneur sénégalais.

Dès l’entame de son intervention, Birane Yaya Wane a lancé : « Comment peut-on emprisonner l’homme qui a garanti l’électricité de tout un pays ? » Selon lui, Khadim Ba, présenté comme un acteur majeur de l’approvisionnement énergétique du Sénégal entre 2011 et 2022, fait l’objet d’un traitement incompréhensible au regard des documents examinés par le CNDES.

Le dirigeant patronal a rappelé que les accusations portant sur de prétendus bateaux fictifs, des droits d’importation impayés et une non-rapatriation de devises seraient contredites par des correspondances, des pièces justificatives et un rapport d’expertise judiciaire. « Aussi bien la SAR que la Direction générale des Douanes ne reprochent à Khadim Ba une quelconque malversation », a-t-il affirmé, ajoutant que « tous les documents prouvant son innocence existent mais demeurent sous le sceau de la confidentialité ».

Le CNDES s’est également interrogé sur ce qu’il considère comme un « deux poids, deux mesures », soulignant que d’autres dossiers auraient bénéficié de règlements négociés alors que Khadim Ba demeure en détention. « Pourquoi l’étranger bénéficie d’un accord amiable et le Sénégalais va en prison ? », a questionné Birane Yaya Wane.

En conclusion, l’organisation patronale a appelé le président de la République à « garantir un procès équitable et transparent », à réformer les dispositions contestées du Code des douanes et à faire toute la lumière sur cette affaire. « On ne peut pas construire un Sénégal fort en emprisonnant ceux qui l’ont porté à bout de bras », a conclu le président du CNDES.

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