Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed est assuré de briguer un troisième mandat à la tête du gouvernement après la victoire écrasante de son Parti de la prospérité (PP) aux septièmes élections générales du pays, selon les résultats officiels proclamés dimanche par la Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE).
La formation au pouvoir en Éthiopie a remporté 438 des 486 sièges à pourvoir à la Chambre des représentants des peuples, soit près de 90 % des sièges de la chambre basse du Parlement. Ce résultat garantit au Parti de la prospérité une majorité confortable pour former le prochain gouvernement et reconduire Abiy Ahmed à la tête de l’exécutif pour un nouveau mandat de cinq ans.
En annonçant les résultats, la présidente de la NEBE, Melat Wondimu, a souligné l’ampleur de la victoire du parti au pouvoir, qui conforte son emprise sur la scène politique nationale. Selon l’organe électoral, le Parti de la prospérité s’est également imposé dans les assemblées régionales, remportant plus de 80 % des sièges dans les zones où les scrutins ont pu se tenir.
Cette nouvelle victoire renforce la position d’Abiy Ahmed, arrivé au pouvoir en 2018 dans un contexte de profondes réformes politiques et économiques. Malgré les défis sécuritaires, les tensions ethniques et les conséquences du conflit dans le Tigré, le Premier ministre conserve une solide base politique et demeure l’acteur central de la vie politique éthiopienne.
La Commission électorale a par ailleurs fait état d’un taux de participation de 96,2 % parmi les quelque 54 millions d’électeurs inscrits, un niveau de mobilisation qualifié d’exceptionnel. Elle a toutefois précisé que certains contentieux électoraux, recomptages et scrutins partiels restaient en cours dans plusieurs circonscriptions.
Le scrutin a mobilisé 42 partis politiques et plus de 10 000 candidats, issus de formations politiques ou indépendants, en lice pour les sièges des assemblées nationales et régionales. Malgré cette pluralité de candidatures, le Parti de la prospérité a largement dominé les opérations électorales, confirmant son statut de principale force politique du pays.
Avec ce succès électoral, Abiy Ahmed dispose désormais d’une nouvelle marge de manœuvre pour poursuivre son programme de réformes et répondre aux défis économiques, sécuritaires et institutionnels auxquels l’Éthiopie reste confrontée.
APA

