Le Mali confronté à une série d’attaques menées par des groupes djihadistes

Le Mali a été visé samedi par une nouvelle vague d’attaques coordonnées menées par des groupes djihadistes alliés à des combattants séparatistes touaregs, ciblant plusieurs villes du nord et du centre du pays ainsi qu’un établissement pénitentiaire, selon l’armée, des habitants et des sources sécuritaires.

Les attaques, survenues aux alentours de 5 heures du matin (05 h 00 GMT), interviennent un peu plus de deux mois après une précédente série d’offensives attribuées à ces mêmes groupes contre la junte au pouvoir, au cours desquelles le ministre de la Défense avait été tué.

Des combats ont été signalés simultanément à Gao, Anefis, Aguelhok et Sévaré, ainsi que dans une prison de Kenieroba, située à proximité de la capitale Bamako.

Selon Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole du Front de libération de l’Azawad (FLA), mouvement séparatiste touareg, « plusieurs positions sont tombées, mais les combats se poursuivent à l’intérieur de la ville d’Anefis ».

Un habitant joint par l’AFP a confirmé la présence de combattants dans la ville, tout en affirmant que l’armée opposait encore une résistance, précisant que le camp militaire local n’avait pas encore été pris.

Anefis et Aguelhok figurent parmi les dernières localités du nord où l’armée malienne maintient une présence dans la région de Kidal, après les attaques massives de fin avril qui avaient vu la prise de contrôle de la ville stratégique de Kidal par les forces du FLA.

À Gao, des habitants ont rapporté des échanges de tirs et de fortes détonations près d’un camp militaire. Dans le centre du pays, à Sévaré, une source sécuritaire a indiqué que plusieurs explosions avaient été entendues vers 5 heures du matin, sans qu’il soit possible d’en déterminer l’origine immédiate, tandis que des avions militaires ont été aperçus survolant la zone.

Par ailleurs, le complexe pénitentiaire de Kenieroba, où sont notamment détenus des combattants djihadistes, a été pris pour cible. Un détenu a déclaré à l’AFP : « Nous sommes sous nos lits, les coups de feu continuent », décrivant une situation de grande confusion à l’intérieur de la prison.

Africanews

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