Pollution plastique : Greenpeace Afrique mobilise les acteurs nationaux pour renforcer le cadre juridique en RDC

Face à l’aggravation de la pollution plastique en République démocratique du Congo (RDC), Greenpeace Afrique et le Secrétariat Général du Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat ont lancé, à Kinshasa, un atelier national de consultation multipartite de deux jours. Cette rencontre vise à élaborer des recommandations concrètes destinées à renforcer le cadre juridique et institutionnel de lutte contre la pollution liée aux emballages plastiques.

L’atelier réunit des représentants des institutions publiques, de la société civile, du secteur privé, du monde académique ainsi que des partenaires techniques. Ensemble, ils examineront les réformes nécessaires pour répondre à une crise environnementale qui ne cesse de s’intensifier, notamment dans la capitale congolaise.

À Kinshasa, les déchets plastiques constituent une menace croissante pour l’environnement et les populations. Ils obstruent les systèmes de drainage, favorisent les inondations, dégradent les écosystèmes et représentent un risque important pour la santé publique. Si la RDC s’est dotée, depuis 2018, d’une réglementation visant à limiter certains produits plastiques, sa mise en œuvre reste confrontée à de nombreuses difficultés, notamment en raison de l’insuffisance des mécanismes de contrôle, des dérogations accordées et de l’absence d’une responsabilité effective des producteurs.

Au cours des travaux, plusieurs pistes de réforme seront analysées. Les participants débattront notamment de l’élimination progressive des plastiques à usage unique non essentiels, de la mise en place de la Responsabilité Élargie des Producteurs (REP), de l’instauration d’un système de consigne pour les bouteilles plastiques, de l’introduction de mécanismes fiscaux environnementaux ainsi que de la promotion des solutions de réemploi et de recharge, considérées comme des alternatives durables à la consommation de plastique à usage unique.

Les recommandations issues de cette consultation seront transmises au Gouvernement de la RDC afin d’alimenter l’élaboration d’une politique nationale plus ambitieuse et plus efficace en matière de lutte contre la pollution plastique.

« Bien que la RDC ait adopté dès 2018 des mesures strictes interdisant les plastiques à usage unique, leur application demeure insuffisante en raison des nombreuses dérogations qui affaiblissent l’efficacité de cette réglementation. Cet atelier représente une opportunité cruciale pour les parties prenantes de renforcer cette législation afin qu’elle garantisse le niveau de protection environnementale auquel les citoyens congolais ont droit », a indiqué Greenpeace Afrique.

À travers cette initiative, l’organisation environnementale entend favoriser un dialogue inclusif entre les différents acteurs concernés et accélérer l’adoption de mesures capables de réduire durablement la pollution plastique, tout en protégeant les écosystèmes et la santé des populations congolaises.

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