Le Laboratoire national de Santé publique (LNSP) franchit une nouvelle étape dans le renforcement de ses capacités techniques. Depuis la fin du mois d’août, six biologistes et techniciens de la structure prennent part, à Séoul, à une formation intensive d’un mois consacrée à plusieurs domaines stratégiques de la santé publique.
Prévue jusqu’à la fin septembre 2026, cette session s’inscrit dans le cadre de la coopération entre le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP) et l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA). Il s’agit d’une première mission de cette nature pour le LNSP, considéré comme le principal bras technique de la Direction des Laboratoires.
Le programme de formation couvre notamment le séquençage Sanger et le séquençage de nouvelle génération (NGS), la résistance aux antimicrobiens (RAM), l’évaluation externe de la qualité, ainsi que la biosécurité, la biosûreté et la gestion des biobanques. Autant de domaines essentiels pour améliorer les capacités nationales en matière de diagnostic, de surveillance épidémiologique et de réponse aux menaces sanitaires.
Cette montée en compétences accompagne par ailleurs un vaste chantier de modernisation du LNSP. La structure fait actuellement l’objet d’une réhabilitation complète avec l’appui de la KOICA, à travers l’organisation MEDIPEACE. Le projet repose ainsi sur deux leviers complémentaires : la modernisation des infrastructures et le développement des compétences des personnels appelés à les exploiter.
Au-delà des six bénéficiaires, l’ambition est de faire de cette formation un véritable outil de renforcement du système national de laboratoires. À leur retour, les agents formés devront partager les connaissances et les techniques acquises avec leurs collègues du LNSP et, plus largement, contribuer à la diffusion de cette expertise au sein du réseau national.
À travers cette coopération avec la Corée du Sud, le Sénégal entend ainsi consolider durablement son dispositif de diagnostic et de surveillance sanitaire, dans un contexte où la capacité à détecter rapidement les agents pathogènes et à anticiper les menaces constitue un enjeu majeur de santé publique.

