Après Octobre Rose, consacré à la sensibilisation et à la lutte contre les cancers du sein et du col de l’utérus, le mois de novembre est l’occasion de remettre au premier plan la santé masculine, particulièrement la prévention du cancer de la prostate. C’est l’appel lancé par le docteur Mballo Dia Thiam, président de l’Alliance des syndicats autonomes de la santé (And Gueusseum), qui invite les hommes à privilégier le dépistage précoce.
Pour le responsable syndical, il est tout aussi important de consacrer une période de sensibilisation aux cancers masculins, à l’image de la mobilisation organisée chaque année en octobre autour des cancers féminins. Il rappelle que le cancer de la prostate figure parmi les cancers les plus fréquents chez l’homme et que sa survenue est notamment associée à l’avancée en âge.
Les chiffres avancés par le docteur Mballo Dia Thiam sont particulièrement préoccupants. Il évoque plus de 12 000 nouveaux cas et près de 8 000 décès par an, tout en soulignant que ces données seraient sous-estimées, faute de statistiques suffisamment précises.
Face à cette situation, le président d’And Gueusseum insiste sur l’importance du diagnostic précoce pour favoriser une prise en charge rapide et éviter les complications liées à une découverte tardive de la maladie.
« Le dépistage précoce est le meilleur moyen de prévention », soutient-il, exhortant les hommes à se rapprocher des structures sanitaires pour effectuer les examens nécessaires.
Au-delà de la campagne de Novembre Bleu, le docteur Mballo Dia Thiam rappelle que la sensibilisation et le dépistage ne doivent pas se limiter à un seul mois. Selon lui, les services de santé restent accessibles tout au long de l’année pour accompagner les hommes dans cette démarche de prévention.
Son appel vise ainsi à briser les réticences autour du dépistage et à faire de la prévention du cancer de la prostate une préoccupation permanente de santé publique.

