Le ministère des Finances et du Budget a հրապարակé, lundi 20 avril, le Rapport trimestriel d’exécution budgétaire (RTEB), conformément aux exigences de transparence prévues par la législation en vigueur. L’analyse du Dr Amadou Babou Ba met en lumière une gestion budgétaire globalement maîtrisée, marquée par un déficit inférieur aux prévisions et un excédent de financement estimé à 4,5 milliards de francs CFA.
Un déficit en nette amélioration
Alors que la loi de finances rectificative 2025 (LFR25) tablait sur un déficit de 7,82 % du PIB, soit 1 695 milliards de francs CFA, l’exécution réelle s’est finalement établie à 6,44 %, équivalant à 1 387 milliards. Ce résultat, jugé encourageant, traduit une meilleure maîtrise des équilibres budgétaires dans un contexte économique pourtant contraint.
Cette performance s’explique notamment par une mobilisation des recettes jugée satisfaisante. Celles-ci ont atteint 98,8 % des prévisions, passant de 4 531 milliards attendus à 4 477,1 milliards effectivement recouvrés. Une dynamique qui témoigne d’une relative efficacité des administrations fiscales et douanières.
Une discipline dans les dépenses
Parallèlement, l’exécution des dépenses publiques semble avoir été contenue, contribuant à limiter le creusement du déficit. Cette rigueur budgétaire, combinée à une mobilisation quasi conforme des recettes, a permis de dégager un excédent de financement de 4,5 milliards de francs CFA, une situation peu courante dans les finances publiques nationales.
Des défis persistants
Malgré ces résultats globalement positifs, l’analyse souligne que des défis demeurent, notamment en matière de soutenabilité de la dette et de pression sur certaines dépenses prioritaires. Le maintien de cet équilibre dépendra de la capacité des autorités à poursuivre les efforts de mobilisation des ressources tout en rationalisant les charges.
Un signal rassurant pour les partenaires
Ce rapport constitue néanmoins un signal rassurant pour les partenaires techniques et financiers, dans un contexte où la transparence et la crédibilité budgétaire sont devenues des critères déterminants. Il reflète une volonté de renforcer la gouvernance des finances publiques et d’améliorer la lisibilité de l’action de l’État.
En définitive, l’exécution budgétaire 2025 apparaît comme un exercice relativement maîtrisé, avec des performances supérieures aux attentes sur certains indicateurs clés. Reste à consolider ces acquis dans la durée, dans un environnement économique toujours incertain.

