La Cour suprême du Sénégal a confirmé mardi 28 avril le mandat de dépôt visant Pape Malick Ndour, mettant fin à son contrôle judiciaire et ouvrant la voie à son incarcération prochaine.
Son avocat, Me Omar Youm, déplore une décision qu’il juge contraire aux principes du droit. Il dénonce une justice qui privilégierait la détention alors que, selon lui, la liberté doit rester la règle. Il invoque le droit pénal et les engagements internationaux du Sénégal, rappelant que toute privation de liberté doit être nécessaire et proportionnée.
Sur le fond, la défense affirme que l’ancien ministre n’a jamais été mis en cause dans les rapports de l’Inspection générale des finances ou de la Cour des comptes. Les accusations reposeraient sur une expertise contestée, liée à une procédure impliquant d’autres responsables.
Me Youm évoque aussi des confusions sur des opérations financières, assurant que son client n’a ordonné aucun paiement litigieux et a demandé des vérifications. Malgré cela, le recours a été rejeté. L’avocat espère désormais que le juge d’instruction réévaluera les faits, estimant qu’aucune infraction pénale n’est établie.

