Selon l’Organisation mondiale de la santé, deux cas d’hantavirus ont été confirmés et cinq autre cas sont suspectés parmi les personnes qui se sont trouvés à bord du MV Hondius.
La piste d’une transmission d’une personne à une autre pour expliquer les cas d’hantivirus sur un bateau de croisière dans l’océan Atlantique prend de l’épaisseur.
Lors d’une conférence de presse, Maria Van Kerkhove, directrice par intérim du département de prévention et de préparation aux épidémies et pandémies de l’OMS, a déclaré que l’organisation soupçonnait une « transmission interhumaine » entre les personnes contaminées sur le MV Hondius.
« Compte tenu de la durée de la période d’incubation du hantavirus, qui peut varier entre une et six semaines », l’OMS estime que les premières personnes contaminées ont été infectées « en dehors du navire ». « Nous pensons qu’il pourrait y avoir une transmission interhumaine parmi les personnes en contact très étroit », a ajouté Maria Van Kerkhove.
« Le risque pour le grand public est faible »
Dans un point de situation publié lundi soir, l’OMS a fait état de sept cas identifiés, « deux cas confirmés en laboratoire d’hantavirus et cinq cas suspectés, dont trois décès, un patient dans un état critique (actuellement en soins intensifs à Johannesburg, en Afrique du Sud, ndlr) et trois personnes » qui sont à bord.
Maria Van Kherkove a précisé que deux d’entre elles étaient sur le point d’être évacués médicalement vers les Pays-Bas. La troisième personne « va bien actuellement », a-t-elle encore fait savoir, ajoutant qu’il n’y avait pas « à ce stade de personnes supplémentaires présentant des symptômes ».
L’OMS a par ailleurs assuré que l’Espagne avait accepté l’accostage aux îles Canaries du MV Hondius, à bord duquel se trouvent actuellement 147 personnes. Le navire avait auparavant été refusé au port de Praia, la capitale du Cap-Vert.
Les autorités espagnoles « ont indiqué qu’elles l’accueilleraient afin de mener une enquête complète (…) et, bien sûr, d’évaluer les risques pour les passagers présents à bord », a annoncé Maria Van Kerkhove, soulignant que « le risque pour le grand public est faible ».
Contacté par BFM TV, le ministère de la Santé espagnol a toutefois expliqué qu' »à ce stade, il n’est pas confirmé que le navire se dirige vers les Canaries ni que sa destination finale inclut un territoire espagnol ».
« Cette décision reste en cours d’évaluation par les autorités internationales compétentes, en coordination avec les autorités espagnoles, et des informations définitives sont attendues dans les prochaines heures », a-t-il ajouté.
BFMTV

