Dans le cadre de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le CORED, en collaboration avec les organisations faitières, a organisé un panel hier, lundi 4 mai 2026, à la Maison de la Presse Babacar Touré. La rencontre, axée sur le thème « Rôle des professionnels des médias dans la promotion de la paix », a réuni acteurs des médias et membres d’institutions.
Prenant la parole, le journaliste As Mademba Ndiaye a lancé un appel fort à ses confrères, les invitant à interroger leurs propres pratiques. Pour lui, au-delà des principes, « ce qui est important, c’est la capacité individuelle du journaliste d’analyser et de traiter l’information avec responsabilité ».
Revenant sur les origines de cette journée, il a rappelé la contribution déterminante des journalistes africains, notamment celle de feu Babacar Touré, fondateur du Groupe Sud Communication, à travers la Déclaration de Windhoek. Un héritage qui, selon lui, oblige aujourd’hui à plus d’exigence professionnelle.
Illustrant ses propos, il a évoqué la crise sénégalo-mauritanienne de 1989, marquée par de fortes tensions. Dans ce contexte, des figures comme feu Babacar Touré et feu Sidy Lamine Niasse (fondateur du Groupe Walfadjri) ont contribué à apaiser les esprits face aux discours extrêmes.
Toutefois, il a tenu à relativiser : « Les journalistes ne font ni la guerre ni la paix, ce sont les États qui en décident. » Un rappel qui n’exonère pas les médias de leur devoir de responsabilité, notamment dans la contextualisation des sujets sensibles.
À l’issue des échanges, les participants ont insisté sur la nécessité d’un journalisme éthique, rigoureux et conscient de son impact, condition essentielle pour renforcer la cohésion sociale et prévenir les conflits.

