Une situation pour le moins embarrassante à un an de la Coupe du monde 2026. Selon les informations relayées par le journaliste Romain Molina, l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, pourtant sélectionné par la FIFA pour officier lors de la prochaine Coupe du monde organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, s’est vu refuser l’entrée sur le territoire américain.
D’après ces révélations, l’officiel somalien rencontrait déjà d’importantes difficultés pour obtenir un visa américain. Afin de faciliter ses démarches, il aurait bénéficié de l’appui de l’ambassade de Somalie à Nairobi, qui lui aurait notamment permis d’obtenir un passeport diplomatique. Une mesure qui n’a toutefois pas convaincu les autorités américaines, lesquelles auraient décidé de le renvoyer immédiatement à son arrivée.
Cette affaire suscite de nombreuses interrogations, alors que les États-Unis s’apprêtent à accueillir la plus grande Coupe du monde de l’histoire, avec 48 sélections participantes. La FIFA avait pourtant officiellement retenu Omar Artan parmi les arbitres africains appelés à intervenir durant la compétition mondiale.
La situation est d’autant plus surprenante que l’arbitre somalien s’est imposé ces dernières années comme l’une des références de l’arbitrage africain. En 2025, il a notamment dirigé la finale retour de la Ligue des champions de la CAF opposant Pyramids FC à Mamelodi Sundowns. La même année, il avait été désigné meilleur arbitre africain par la Confédération Africaine de Football, une distinction qui confirmait son ascension sur la scène continentale.
Au-delà du cas personnel d’Omar Artan, cet épisode relance le débat sur les conditions d’entrée aux États-Unis pour certains ressortissants étrangers impliqués dans les compétitions internationales. Selon Romain Molina, cette décision pourrait alimenter les critiques concernant la capacité du pays hôte à garantir un accès fluide à l’ensemble des acteurs du football mondial, qu’il s’agisse des joueurs, des dirigeants ou des officiels.
Pour l’heure, ni la FIFA ni les autorités américaines n’ont communiqué publiquement sur les raisons précises de ce refus d’entrée. L’affaire pourrait néanmoins prendre une dimension diplomatique et sportive importante à mesure que l’échéance du Mondial 2026 approche.

