Révision constitutionnelle : le gouvernement réclame un dialogue inclusif avant toute réforme

Le gouvernement sénégalais a appelé à l’ouverture d’un cadre de concertation réunissant les acteurs politiques et la société civile autour des amendements proposés dans le cadre de la révision constitutionnelle examinée à l’Assemblée nationale.

Représentant l’Exécutif devant la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, a défendu les quatre amendements soumis par le gouvernement lors de l’examen de la proposition de loi constitutionnelle n°17/2026, initiée par les députés du groupe parlementaire Pastef.

Au cours de son intervention, le ministre a salué le travail accompli par la commission parlementaire ainsi que la qualité des débats ayant entouré les différentes propositions d’amendement. Il a également souligné l’engagement des députés dans les discussions portant sur cette réforme institutionnelle.

Toutefois, Me Moussa Sarr a insisté sur la nécessité d’une réflexion approfondie avant toute modification substantielle de la Constitution. Selon lui, la Loi fondamentale constitue le socle du pacte républicain et toute révision majeure doit être menée dans une démarche inclusive associant l’ensemble des forces vives de la Nation, notamment l’opposition et les organisations de la société civile.

Le Garde des Sceaux a rappelé qu’au Sénégal, les grandes réformes constitutionnelles ont traditionnellement été précédées de consultations et de dialogues impliquant les différentes composantes de la vie politique et sociale. Cette pratique, a-t-il indiqué, a contribué à renforcer la légitimité des réformes et à préserver la stabilité institutionnelle du pays.

Dans ce contexte, le gouvernement a exprimé ses réserves sur la méthode adoptée dans le cadre de la présente proposition de révision constitutionnelle. Estimant que les amendements en discussion pourraient avoir des conséquences importantes sur le fonctionnement des institutions, l’Exécutif considère qu’ils méritent un débat plus large et davantage inclusif.

Le gouvernement a ainsi invité les députés à favoriser la mise en place d’un cadre de dialogue national permettant d’associer l’ensemble des parties prenantes. Une telle démarche, selon le ministre de la Justice, offrirait l’occasion d’approfondir les échanges et de rechercher un consensus sur des questions jugées déterminantes pour l’avenir institutionnel du Sénégal.

Réaffirmant sa volonté d’accompagner les réformes destinées à consolider la démocratie et l’État de droit, Me Moussa Sarr a conclu en appelant au maintien de la tradition sénégalaise du dialogue politique et institutionnel, qu’il considère comme un facteur essentiel de stabilité démocratique et de cohésion nationale.

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