Dans l’État de Borno, dans le nord-est du Nigeria, des hommes armés ont procédé lundi 29 juin à un nouveau kidnapping de masse dans une école secondaire. Les assaillants ont emmené les lycéens qui étudiaient dans l’établissement secondaire de la ville de Lassa, dans le district d’Askira-Uba lundi matin. Trois personnes, dont un soldat, ont été tuées, selon les autorités. Cette zone est l’épicentre de l’insurrection jihadiste depuis plus de 15 ans.
Les lycéens étaient en train de plancher sur leur examen national de biologie lorsque des hommes armés, présumés membres de l’organisation État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), sont entrés dans la salle et les ont encerclés.
La presse nigériane indique qu’au moins 37 parents ont déclaré ne pas avoir retrouvé leur enfant, sur les registres officiels. Les autorités ont en revanche confirmé que le ratissage de la forêt environnante par l’armée a permis de retrouver dix victimes, qui ont pu être secourues.
Selon plusieurs témoignages, les assaillants s’étaient infiltrés dans la communauté dès dimanche, profitant de la tenue d’un grand marché. Ils se sont déguisés en commerçants ou en garde forestier pour passer inaperçus.
À la suite de ce nouveau drame, le gouverneur de la région a demandé la fermeture des écoles du district d’Askira-Uba jusqu’à nouvel ordre. Certains lycéens pourront poursuivre leurs examens de fin d’année dans d’autres établissements.
Dimanche, moins de 24 heures avant l’attaque dans le lycée de Lassa, plusieurs femmes et deux bébés avaient été kidnappés alors qu’elles travaillaient dans leurs champs, dans la même zone.
RFI

