Les recettes du secteur extractif dépassent 303 milliards de FCFA au premier semestre 2025

Le secteur extractif sénégalais confirme sa forte dynamique. D’après le rapport semestriel 2025 de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), les activités minières, pétrolières et gazières ont généré 303,02 milliards de FCFA de revenus au cours des six premiers mois de l’année. Sur ce montant, 293,24 milliards de FCFA ont été versés au budget de l’État.

Le rapport met également en évidence les premiers effets de l’exploitation des hydrocarbures. Les recettes issues de la commercialisation de la part de production revenant à l’État se sont élevées à 37,5 milliards de FCFA, grâce notamment à la montée en régime des projets pétrolier de Sangomar et gazier GTA, entrés en production respectivement en 2024 et 2025.

Les revenus pétroliers affichent une progression remarquable. Ils sont passés de 43,55 milliards de FCFA au premier semestre 2024 à 75,87 milliards de FCFA un an plus tard, soit une hausse de 74,22 %. Cette croissance est principalement portée par PETROSEN, qui représente près de la moitié des recettes pétrolières, ainsi que par l’augmentation des versements de Kosmos. À l’inverse, les contributions de Woodside et de BP Sénégal ont reculé en raison de facteurs opérationnels.

L’ITIE précise que PETROSEN n’a commencé à percevoir les premiers revenus issus du champ de Sangomar qu’en février 2025. Une grande partie de la production réalisée en 2024 avait en effet été affectée au remboursement des coûts de développement du projet et au respect des engagements financiers prévus par le contrat de partage de production.

Malgré l’essor des hydrocarbures, le secteur minier reste le principal pilier des recettes extractives. Avec 217,37 milliards de FCFA, il représente 74,1 % des revenus reversés au Trésor public, soit une progression de 19,49 % par rapport au premier semestre 2024. Cette performance s’explique notamment par la hausse des redevances minières, des dividendes versés à l’État et des recettes fiscales, dans un contexte de forte appréciation des cours de l’or.

Sur le marché des exportations, l’or demeure de loin le premier produit minier du Sénégal, représentant 61,03 % de la valeur totale des exportations du secteur. Il est suivi par l’acide phosphorique, qui pèse 23,27 %.

Selon l’ITIE, cette progression des recettes traduit à la fois les solides performances du secteur minier et l’entrée en vitesse de croisière des projets pétroliers et gaziers. L’organisation estime que cette évolution renforce la contribution du secteur extractif au financement des finances publiques, tout en soulignant que certaines recettes restent liées au caractère exceptionnel de la phase de démarrage des nouveaux projets énergétiques.

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