À l’ouverture de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, ce lundi 10 août, le président de l’institution, Ousmane Sonko, a tenu à lever les ambiguïtés sur les règles encadrant cette session et les commissions d’enquête parlementaires.
S’appuyant sur la Constitution et surtout sur la loi organique n°2025-11 du 18 août 2025 portant règlement intérieur, il a rappelé que l’Assemblée peut être réunie en session extraordinaire à l’initiative de son Bureau, à la demande écrite de plus de la moitié des députés ou sur décision du président de la République, seul ou sur proposition du Premier ministre.
Ousmane Sonko a ainsi rejeté les interprétations selon lesquelles le Bureau ne serait pas habilité à convoquer une telle session. « Le seul document qui fait référence ici, c’est le règlement intérieur », a-t-il insisté, invitant à se référer au texte adopté en 2025.
Le président de l’Assemblée a également précisé que la session extraordinaire est limitée à 15 jours et doit porter sur un ordre du jour déterminé. Cinq textes sont annoncés : trois projets de loi initiés par le gouvernement et deux propositions de loi émanant de l’Assemblée nationale.
Concernant les commissions d’enquête parlementaires, Sonko a dissipé une autre confusion. Leur travail ne sera pas limité aux quinze jours de la session. Après la ratification de leur création par la plénière, elles disposeront d’un délai maximal de six mois pour mener leurs investigations et déposer leur rapport.
« Elles peuvent terminer avant, mais elles ont six mois au plus pour faire leur travail », a-t-il précisé, soulignant que leurs activités peuvent se poursuivre aussi bien pendant qu’en dehors des sessions parlementaires.

