(APS) – Le Sénégal pourrait être confronté, à l’horizon de 2050, à une hausse des températures comprise entre 1,5 et 2,5 degrés Celsius, à un raccourcissement de la saison des pluies et à une élévation du niveau de la mer, a-t-on appris, jeudi à Dakar, du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Aliou Gori Diouf.
‘’Le Sénégal pourrait être confronté, à l’horizon de 2050, à une hausse des températures comprise entre 1,5 et 2,5 degrés Celsius, à un raccourcissement de la saison des pluies et à une élévation du niveau de la mer. Nos températures moyennes nationales ont augmenté de 1,1 degré depuis 1950, avec une accélération depuis les années 2000’’, a indiqué M. Diouf.
Il présidait un atelier consacré aux changements climatiques et à la troisième contribution déterminée au niveau national (CDN 3).
Selon des données qu’il a dévoilées lors de l’atelier, la saison des pluies pourrait raccourcir de quinze à trente jours, d’ici à 2050.
‘’Ces évolutions pourraient accentuer les risques auxquels sont exposés les territoires sénégalais, notamment les zones côtières, les espaces urbains et les régions dépendantes des activités agricoles’’, a ajouté le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique.
Il a évoqué, parmi les conséquences déjà observées ou susceptibles de découler des changements climatiques, la montée des eaux à Saint-Louis (nord), l’érosion de la Petite-Côte (ouest), les épisodes de chaleur dans les villes et l’irrégularité des pluies.
En raison de ces manifestations des changements climatiques, ‘’l’adaptation n’est pas une option. C’est un impératif’’, a expliqué Aliou Gori Diouf, suggérant de repenser les modes de production, d’alimentation et de gestion des ressources.
M. Diouf juge nécessaire d’adapter les objectifs nationaux de la politique climatique aux problèmes auxquels sont confrontés les Sénégalais en matière de climat.
La CDN 3 du Sénégal prend en compte la transition énergétique, les transports, la protection des puits de carbone forestiers et marins, l’agriculture et l’élevage climato-intelligents, ainsi que la gestion des déchets.
La troisième CDN du Sénégal, qui couvre la période 2025-2035, comprend des mesures à mettre en œuvre dans les secteurs de l’énergie, des transports, de l’agriculture, de l’élevage et des déchets, d’après lui.
Les CDN sont des plans nationaux d’action climatique élaborés par les pays en vue de la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre.
Les États tentent ainsi de contribuer à l’atteinte de l’objectif mondial de limitation de la hausse des températures à 1,5 °C, à l’aide des contributions déterminées au niveau national.

