Reclassement des greffiers : les négociations se poursuivent entre le gouvernement et les syndicats

Le reclassement des greffiers dans la nouvelle hiérarchie A2 reste au cœur des discussions entre le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public et les syndicats du secteur de la Justice. Une nouvelle réunion s’est tenue lundi 21 septembre à Dakar, sous la présidence du ministre Mamadou Lamine Dianté, en présence notamment du SYTJUS et de l’UNTJ.

Les échanges ont principalement porté sur les modalités de passage des greffiers de la hiérarchie B2 à la hiérarchie A2, à l’issue de leur formation. Les discussions ont également concerné le reclassement des agents des hiérarchies B et C en service au ministère de la Justice dans le nouveau corps des assistants des greffes et parquets.

Autre point abordé : les conditions d’intégration dans les nouveaux corps des greffiers A2 et des administrateurs des greffes.

Deux approches en discussion

Sur la méthode de reclassement, le gouvernement a présenté une proposition s’appuyant sur les dispositions de la loi n°61-33 du 15 juin 1961 portant statut général des fonctionnaires, ainsi que sur les textes encadrant les carrières et les conditions de reclassement.

Selon cette approche, les agents seraient reclassés à un indice égal ou immédiatement supérieur à celui qu’ils détenaient avant leur changement de corps.

Les organisations syndicales défendent, pour leur part, une autre option. Elles souhaitent que les greffiers soient reclassés en conservant les mêmes grades que ceux qu’ils détenaient dans leur corps d’origine.

Aucun accord définitif n’a été trouvé à l’issue de la réunion. Les deux parties ont toutefois convenu de poursuivre les négociations lors d’une prochaine rencontre afin de parvenir à un compromis sur les modalités de reclassement.

Une revendication ancienne

La question du reclassement des greffiers s’inscrit dans un processus de discussions engagé depuis plusieurs années autour de la réforme du statut et de la carrière des personnels de la Justice.

Déjà en 2024, le sujet figurait parmi les principales préoccupations soulevées lors des échanges sur la réforme du secteur. En 2025, les revendications du SYTJUST et de l’UNTJ ont notamment porté sur le passage des greffiers de B2 à A2 et sur le reclassement de certains agents des hiérarchies B et C.

Le différend avait alors conduit à un mouvement de grève en juin 2025, avant une reprise du dialogue et la suspension du mot d’ordre en août de la même année.

En 2026, les discussions se sont poursuivies autour des modalités concrètes de mise en œuvre du reclassement, notamment après la formation des greffiers. La réunion du 21 septembre constitue ainsi une nouvelle étape dans ce processus de négociation.

Désormais, l’enjeu porte principalement sur les critères permettant de déterminer le grade et l’indice auxquels seront reclassés les agents concernés. Les prochaines discussions devraient permettre aux deux parties d’approfondir cette question et de poursuivre la recherche d’un accord.

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