Le ministre chargé du Budget, Bassirou Sarr, a réaffirmé lundi la volonté du gouvernement de poursuivre le règlement des arriérés dus aux entreprises, avec une enveloppe de 300 milliards de FCFA prévue en 2026. Il a également annoncé un projet de recrutement de 3 000 agents supplémentaires dans le secteur de la santé, en plus des 2 500 déjà programmés.
Le gouvernement sénégalais entend poursuivre ses efforts en faveur des entreprises et du renforcement des services publics, malgré les contraintes qui pèsent sur les finances de l’État. Lors d’une conférence de presse consacrée au climat social national, lundi, le ministre chargé du Budget, Bassirou Sarr, a fait le point sur plusieurs engagements financiers pris dans le cadre du dialogue avec les partenaires sociaux.
Concernant les arriérés dus aux entreprises, le ministre a rappelé que l’État avait déjà procédé au paiement de 490 milliards de FCFA en 2025. Pour l’année 2026, une enveloppe de 300 milliards de FCFA est prévue afin de poursuivre cet effort. Bassirou Sarr a également évoqué un montant supplémentaire de 269 milliards de FCFA présenté comme un appui au règlement des arriérés.
Ces paiements visent notamment à soulager les entreprises confrontées à des difficultés de trésorerie, liées entre autres aux retards de règlement des marchés publics. Une situation susceptible de freiner leurs investissements, de perturber leurs activités et de fragiliser les emplois. Pour le ministre, le soutien au secteur privé constitue ainsi un levier important de la politique de l’emploi.
3 000 recrutements supplémentaires envisagés dans la santé
Le renforcement des effectifs des services publics figure également parmi les priorités affichées par le gouvernement. Dans le secteur de la santé, après un premier engagement portant sur le recrutement de 2 500 agents, l’État envisage désormais d’intégrer 3 000 agents supplémentaires.
Selon Bassirou Sarr, la mise en œuvre du premier programme est en cours. Son coût annuel est estimé à 14,541 milliards de FCFA. Le recrutement additionnel envisagé porterait à environ 31 milliards de FCFA les nouvelles dépenses annuelles liées aux deux programmes, avant même la prise en compte des recrutements prévus pour 2027.
Dans l’enseignement supérieur, le gouvernement poursuit également son programme pluriannuel de recrutement de 1 500 enseignants. Le ministre a assuré que les dispositions nécessaires étaient en cours pour permettre l’intégration d’une première vague de 500 enseignants.
Ces engagements traduisent la volonté de l’État de répondre aux besoins en personnel des secteurs essentiels, tout en tenant compte de leur incidence sur les dépenses publiques. Les recrutements annoncés constituent en effet des charges récurrentes qui pèseront sur les budgets des prochaines années.
Plus de 13 milliards FCFA déjà versés pour les indemnités de logement
Autre volet des engagements sociaux évoqués par le ministre : les indemnités de logement des agents publics. Bassirou Sarr a annoncé que 13,237 milliards de FCFA avaient déjà été versés à environ 13 000 agents, au titre d’une indemnité mensuelle de 100 000 FCFA.
Les dépenses consacrées à cette mesure devraient atteindre 15,864 milliards de FCFA sur l’ensemble de l’année 2026. Le dispositif, institué par un décret daté du 7 janvier, s’inscrit dans le cadre des engagements du gouvernement au titre du Pacte de stabilité sociale.
Le ministre a par ailleurs annoncé l’inscription d’une enveloppe de 1,282 milliard de FCFA dans la loi de finances rectificative pour améliorer la prise en charge du logement des agents contractuels de la santé. Le financement devrait être consolidé dans la loi de finances de 2027 afin de pérenniser cet avantage.
Bassirou Sarr a toutefois insisté sur la nécessité de concilier ces engagements avec les capacités financières du pays, appelant les organisations syndicales à privilégier la poursuite du dialogue et la recherche de compromis.
RTS.SN

