À la suite de la conférence de presse du gouvernement sur le rejet de la loi de finances rectificative (LFR) 2026, PASTEF–Les Patriotes a apporté sa réplique. Lors d’un point de presse, El Malick Ndiaye, premier vice-président de l’Assemblée nationale, a détaillé les principaux points de désaccord avec l’Exécutif et rejeté les accusations d’obstruction formulées par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô.
Au cœur des divergences figurent les coupes budgétaires, la hausse des subventions énergétiques et la transparence dans la gestion des ressources publiques. El Malick Ndiaye s’interroge notamment sur la baisse de 555 milliards de francs CFA des crédits d’investissement, passés de 2 803,9 à 2 248,9 milliards. Il redoute les conséquences de ces réductions sur des secteurs prioritaires comme l’éducation, la santé, l’hydraulique et la lutte contre les inondations.
Autre sujet de préoccupation : les subventions énergétiques, dont le montant serait passé de 250 à près de 790 milliards de francs CFA. Pour le responsable de PASTEF, cette évolution nécessite des explications détaillées sur l’origine des ressources mobilisées et les modalités de régularisation des dépenses.
Il demande également des éclaircissements sur les 311 milliards annoncés dans le cadre du Programme de redressement économique et social, ainsi que sur les suppressions et réaffectations de crédits.
Concernant les accusations d’obstruction, El Malick Ndiaye défend le rôle de contrôle du Parlement. Selon lui, le rejet du texte traduit des désaccords de fond sur les choix budgétaires et ne constitue pas un blocage systématique de l’action gouvernementale. Il rappelle que l’Exécutif doit soumettre les textes nécessaires et fournir aux députés les informations permettant un examen rigoureux.
PASTEF plaide ainsi pour davantage de transparence, une meilleure maîtrise des dépenses publiques et la préservation des investissements créateurs d’emplois. Au-delà de la confrontation politique, le débat sur la LFR 2026 met en jeu l’équilibre entre redressement des finances publiques, protection du pouvoir d’achat et satisfaction des besoins des populations sénégalaises.

