Le 19 juin 2026, le Sénégal a franchi une étape importante dans la préservation de son patrimoine marin en officialisant un accord-cadre de partenariat d’une durée de cinq ans réunissant quatre institutions clés : l’UCAD, à travers l’Unité de Recherche en Ingénierie Culturelle et en Anthropologie (URICA-IFAN), la Direction de la Gestion et de l’Exploitation des Fonds Marins (DGEFM), la Gendarmerie nationale et la Direction des Aires Marines Communautaires Protégées (DAMCP).

Cette collaboration a pour ambition de renforcer la synergie entre la recherche scientifique, la sécurité maritime et la protection de l’environnement afin d’identifier, valoriser et préserver le patrimoine naturel et culturel subaquatique du Sénégal.

Dans un contexte marqué par des menaces croissantes telles que le pillage des ressources sous-marines et les risques liés à la pollution pétrolière et gazière, chaque institution mettra à contribution son expertise spécifique. L’URICA-IFAN sera chargée des travaux de recherche et d’archéologie sous-marine, notamment la modélisation 2D et 3D des sites immergés, l’évaluation des impacts des activités humaines et l’encadrement des opérations de nettoyage. De son côté, la Gendarmerie nationale assurera la surveillance des espaces maritimes, la conduite des enquêtes relatives aux infractions environnementales et l’intégration des données collectées au sein du Système National d’Information Intégrée (SNII).

La DGEFM et la DAMCP joueront un rôle central dans la coordination institutionnelle du projet, en apportant un soutien logistique, en veillant à la préservation de la biodiversité marine et en promouvant un développement durable au profit des communautés côtières.

Afin de garantir la mise en œuvre effective des engagements pris, un comité de suivi et d’évaluation a été institué. Placé sous la présidence du Dr Massata Ndao, Directeur de la DGEFM, cet organe veillera au suivi des actions sur le terrain et à l’évaluation des résultats obtenus. L’accord prévoit également plusieurs initiatives majeures, notamment la lutte contre la pollution par les hydrocarbures, la mise en place d’une plateforme numérique de sensibilisation (WEBSIG) et le renforcement des capacités des agents de l’État.

À travers ce partenariat, le Sénégal se dote ainsi d’un dispositif institutionnel renforcé, associant expertise scientifique et moyens de sécurité, pour assurer une gestion durable, souveraine et efficace de ses ressources marines ainsi que de son patrimoine subaquatique.

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