La Direction générale du Budget (DGB) a organisé, hier, mercredi 12 août, un séminaire consacré au partage de la lettre circulaire relative à l’élaboration du projet de loi de finances 2027. Présidée au nom du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan par son directeur de cabinet, Babacar Cissé, la rencontre a réuni les acteurs de la chaîne budgétaire autour des orientations devant guider la préparation des propositions de crédits des ministères et institutions constitutionnelles.
Selon Babacar Cissé, cette rencontre marque « le début de la phase opérationnelle de préparation de la prochaine loi de finances ». Elle vise à favoriser une compréhension commune des orientations budgétaires, à améliorer la qualité des propositions et à permettre une meilleure hiérarchisation des besoins.
Dans un contexte de raréfaction des ressources, le gouvernement entend privilégier « l’efficacité de la dépense plutôt qu’une augmentation mécanique des crédits ». Cette orientation s’inscrit dans les objectifs de transformation économique et de consolidation des finances publiques.
Les autorités évoquent plusieurs contraintes : tensions géopolitiques, risques inflationnistes, durcissement des conditions de financement, pression de la dette, crises énergétique et alimentaire, changement climatique, recul des financements extérieurs et difficultés de mobilisation des recettes intérieures. Ces facteurs imposent, selon M. Cissé, « une gestion plus rigoureuse des ressources disponibles ».
La stratégie repose ainsi sur deux leviers : le renforcement de la mobilisation des recettes et la rationalisation des dépenses. Le gouvernement prévoit de poursuivre l’adaptation du système fiscal et douanier et d’améliorer les mécanismes de recouvrement afin d’accroître les ressources internes et de réduire progressivement le déficit.
Sur les dépenses, l’objectif est de dégager des économies pour réorienter les ressources vers les priorités nationales. Les investissements devront concilier croissance économique, soutenabilité des finances publiques et efficacité de la dépense, avec une attention accrue aux résultats et à l’impact des politiques publiques.
Babacar Cissé a également appelé à une meilleure articulation entre relance économique, assainissement des finances publiques et réindustrialisation du secteur privé. Les propositions devront intégrer les recommandations des auditions parlementaires et du débat d’orientation budgétaire.
Le directeur général du Budget, Massamba Dieng, a, pour sa part, insisté sur le dialogue autour des réformes de gestion publique. Le séminaire a notamment porté sur les dépenses de personnel, les plafonds d’emplois, les ressources extérieures, les plans d’engagement et l’intégration des enjeux climatiques, des risques budgétaires et de la budgétisation sensible au genre.

