Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu, vendredi 23 octobre 2026, une délégation de la Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN). Au centre des échanges : les résultats du PASEC et la nécessité de placer la qualité des apprentissages au cœur des politiques éducatives en Afrique.
L’avenir du continent africain se construit aussi dans les salles de classe. C’est le message porté par la Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN), reçue ce vendredi par le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye.
Au cours de cette audience, la délégation a présenté au président de la République les résultats du Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la CONFEMEN (PASEC), un dispositif de référence pour évaluer la qualité des apprentissages dans les pays d’Afrique francophone.
Ces évaluations permettent notamment de mesurer les acquis des élèves, d’identifier les défis auxquels les systèmes éducatifs sont confrontés et d’orienter les décisions publiques en matière d’éducation. Elles constituent également un outil d’aide à la décision pour les États désireux d’adapter leurs politiques aux réalités et aux besoins de leurs populations scolaires.
Un plaidoyer pour une mobilisation continentale
Au-delà de la présentation des résultats, la rencontre a été l’occasion pour la CONFEMEN de solliciter l’appui du président sénégalais afin de porter le plaidoyer en faveur de la qualité des apprentissages auprès de ses homologues de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union africaine.
Cette démarche vise à renforcer la place de l’éducation dans les priorités des instances régionales et continentales. Elle met en évidence la nécessité de dépasser la seule question de l’accès à l’école pour accorder une attention accrue aux connaissances et aux compétences effectivement acquises par les élèves.
L’enjeu est de taille pour les pays africains, confrontés à la nécessité de former une jeunesse capable de répondre aux mutations économiques, technologiques et professionnelles. La qualité de l’enseignement apparaît ainsi comme un levier essentiel pour améliorer les perspectives d’insertion professionnelle et accompagner le développement du continent.
La Vision Sénégal 2050 en toile de fond
Cette orientation rejoint les priorités affichées par les autorités sénégalaises dans le cadre de la Vision Sénégal 2050. Celle-ci place la qualité de l’éducation parmi les conditions nécessaires au renforcement de la souveraineté nationale et de la compétitivité économique du pays.
Pour les autorités, la transformation économique ne peut se faire durablement sans un système éducatif capable de transmettre des savoirs solides, de développer les qualifications et de préparer les jeunes aux métiers de demain.
En sollicitant l’engagement de Bassirou Diomaye Faye auprès de ses pairs africains, la CONFEMEN entend donc inscrire cette exigence dans une dynamique plus large de coopération et de mobilisation politique.
La rencontre ouvre ainsi la perspective d’un plaidoyer porté au niveau de la CEDEAO et de l’Union africaine, avec une ambition centrale : faire de la qualité des apprentissages une priorité partagée des politiques éducatives africaines.
Car, au-delà des infrastructures scolaires et du nombre d’élèves inscrits, c’est bien la capacité des systèmes éducatifs à transmettre des compétences durables qui pèsera sur l’avenir économique et social du continent.

