À moins de cinq mois de l’expiration du mandat des élus locaux, la société civile réunie autour du Collectif des organisations de la société civile pour les élections (COSCE) interpelle le gouvernement sur l’urgence de clarifier le calendrier des prochaines élections territoriales.
Face à la presse hier, Ndiaga Sylla, expert électoral et membre du COSCE, a rappelé que les conseils départementaux et municipaux, élus le 23 janvier 2022, arrivent au terme de leur mandat de cinq ans le 22 janvier 2027, conformément aux articles L.236 et L.269 du Code électoral. Leur renouvellement doit intervenir dans les 30 jours précédant cette échéance.
Pour la société civile, l’urgence dépasse la seule fixation de la date du scrutin. Plusieurs opérations doivent encore être engagées ou précisées, notamment la révision des listes électorales, la convocation du corps électoral, la fixation de la caution et le dépôt et contrôle des candidatures.
Le COSCE se veut néanmoins prudent. « Nous ne prétendons pas qu’il existe à ce stade une irrégularité du processus électoral », a indiqué Ndiaga Sylla. Il estime toutefois nécessaire de donner rapidement de la visibilité à l’ensemble des acteurs afin d’éviter que les retards ne compromettent la sécurité juridique et la crédibilité du scrutin.
La société civile demande ainsi aux pouvoirs publics d’engager une concertation avec les partis politiques et les parties prenantes, de fixer et publier la date des élections et de rendre public un calendrier électoral détaillé. Elle réclame également une communication régulière sur l’état de préparation du scrutin.
Pour le COSCE, la prévisibilité du calendrier est une condition de confiance. Sa démarche vise, dit-il, à « prévenir plutôt que contester », afin de garantir des élections territoriales transparentes, apaisées et acceptées par tous.

